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ALASTAIR GREENE pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
vendredi, 12 décembre 2025
 

Live in Sin City
(Ruf Records – 2025)
Durée 20’15 – 5 Titres

https://www.alastairgreene.com 

Né en 1971 à Santa Barbara, Alastair Greene a grandi dans une maison où la musique était partout, entre le piano de sa mère et les vinyles de blues et de rock qui tournaient en boucle. Très vite, la guitare devient son langage. Inspiré par les maîtres du blues électrique et les envolées du rock sudiste, il forge un style qui mêle riffs tranchants, slide brûlante et une voix rugueuse, taillée pour la scène. Depuis son premier album en 2001, « A Little Wiser », Greene n’a cessé de tracer sa route, et on l’a vu aux côtés d’Alan Parsons, Eric Burdon, Walter Trout ou encore Coco Montoya. Ses disques, de « Dream Train » en 2017 à « The New World Blues » en 2020, puis « Standing Out Loud » en 2024, témoignent d’une constance rare puisqu’il y délivre un blues-rock authentique, nourri de tradition mais toujours tourné vers l’énergie du présent. Installé aujourd’hui à Austin, il est reconnu comme l’un des héritiers les plus crédibles du blues américain contemporain. Las Vegas, novembre 2025, Alastair Greene ouvre pour George Thorogood et décide de capturer l’instant, cinq titres, vingt minutes, et un EP live qui claque comme une gifle. « Live in Sin City » n’est pas un simple souvenir de tournée, c’est une carte postale électrique envoyée depuis la scène. Dès « Temptation », le ton est donné, riffs acérés, chant urgent, la salle est happée par l’énergie brute. « Trouble At Your Door » déroule ensuite un groove implacable, parfait exemple de ce blues-rock musclé qui fait la signature de l’artiste. Avec « Standing Out Loud », Greene revisite son hymne sudiste de 2024, mais le live lui donne une dimension supplémentaire, presque fédératrice. « Slow Burn » offre une respiration plus intime, où la slide déploie toute sa chaleur. Enfin, la reprise de Savoy Brown, « Meantown Blues », s’étire sur plus de six minutes en une jam incandescente, improvisée, qui rappelle qu’Alastair Greene est avant tout un homme de scène. Ce qui marque le plus, c’est la sincérité. Pas de fioritures, pas de retouches, juste un groupe qui joue comme si chaque note devait convaincre. On retrouve l’esprit des clubs de blues-rock des années 70, mais avec une intensité contemporaine. Alastair Greene ne cherche pas à séduire par le polissage, il impose par la sueur et la communion. « Live In Sin City » est court, mais il dit l’essentiel et confirme qu’Alastair Greene est un guitariste qu’il faut voir sur scène. Ce disque est une invitation, une preuve vivante que le blues-rock n’est pas une relique mais une force toujours brûlante.