jeudi, 11 décembre 2025 MASSTØ – JOVIN WEBB LA TRAVERSE – CLEON (76) Le 6 décembre 2025
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En Louisiane, la musique résonne partout. À La Nouvelle-Orléans, Bourbon Street déborde de fanfares, de jazz, de soul, de zydeco et de blues du bayou. Mais au-delà de cette ville mythique, Bâton Rouge réserve elle aussi de belles surprises. Parmi elles, Jovin Webb.

Finaliste remarqué d’American Idol, Jovin Webb a immédiatement conquis le public grâce à sa voix authentique et à la puissance de son interprétation. Il franchit aujourd’hui une nouvelle étape avec son premier album « Drifter », sorti en octobre 2024. Un album intime, entre blues du bayou et soul moderne.

Composé de douze titres, « Drifter » mêle l’harmonica signature de Jovin Webb à des ballades soul et à un rock’n’roll énergique. Ses chansons parlent de désir, d’espoir, de chaos et de blessures, le tout inspiré de son propre parcours. Élevé dans le gospel, il s’est très vite tourné vers le blues, un genre auquel il apporte aujourd’hui une nouvelle fraîcheur.

Pour la première fois, Jovin débarque en Europe. Sur scène, il donne tout, il partage son histoire, il vit chaque note. Dès « Bottom of the Bottle », il démontre sa maîtrise de l’harmonica. « Save » marque un tournant plus introspectif, presque cathartique. Et il n’oublie jamais de mettre en avant ses musiciens. Authentique, généreux, habité : Jovin Webb a tout pour s’imposer comme l’une des nouvelles voix du blues contemporain. Un artiste à suivre de très près.

En première partie, Masstø, les gagnants du tremplin 2024 ont fait leur grand retour sur la scène de La Traverse. Venus d’Amiens, ils retrouvent la Normandie avec enthousiasme. Thomas, le chanteur-guitariste, ne manque pas de remercier une nouvelle fois le public et le jury qui les ont propulsés jusque-là. Depuis cette victoire, le groupe a donné naissance à un premier album, « Blue Moon », un concentré de soul, rock, funk et blues décliné en neuf titres.

Dès les premières secondes, Thomas saisit le micro pour lancer un blues traditionnel. Rien de révolutionnaire, mais un titre efficace qui parle aux habitués de la salle et installe immédiatement l’ambiance. La voix de Thomas Orlent, à la fois au chant lead et à la guitare, se distingue, douce, mélodieuse, presque poétique. Elle apporte une vraie sensibilité aux morceaux et donne du relief aux arrangements.

Si l’ensemble est propre et bien exécuté, il manque encore cette petite étincelle qui ferait basculer le concert dans une dimension plus vibrante. Les musiciens, un peu statiques, restent dans leur zone, avec peu d’interactions entre eux. Malgré les efforts de Thomas pour communiquer avec la salle, le lien avec le public ne se crée pas totalement.
Evelyne Balliner – décembre 2025 |