dimanche, 28 décembre 2025 Musiques de Stade (Upton Park – Idol – 2025) Durée 32’55 – 10 Titres
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Il y a des groupes qui naissent dans l’ombre des bars, et d’autres qui semblent surgir directement des gradins, portés par la clameur collective. Stade, trio des Côtes d’Armor signé sur le label Upton Park, appartient à cette seconde catégorie. Mais Stade, c’est d’abord trois personnalités qui se complètent, avec pour commencer Elouan Jégat au chant et à la guitare, également membre de Skopitone Sisko, dont la voix tendue et les riffs tranchants donnent au groupe son souffle narratif. A ses côtés, Yann Ollivier à la basse, passé par Thomas Howard Memorial et The Craftmen Club, qui assure un groove nerveux et tellurique, et enfin Baptiste Le Solliec à la batterie, lui aussi issu de Skopitone Sisko, dont la frappe sèche et précise propulse chaque morceau vers la transe. Leur nom n’est pas un hasard, il évoque la ferveur des tribunes, les chants qui s’élèvent, la communion des corps. Stade est né pour transformer la scène en arène. Leur premier album, « Musiques de Stade », sorti le 21 novembre 2025, est un plaidoyer qui tend à faire de la musique une expérience partagée, viscérale, presque tribale. Dès l’ouverture avec « Nu Song », le ton est donné, avec des riffs ardents, un tempo nerveux, une énergie brute. « Human Robot » surprend ensuite par son basculement du folk vers le noisy rock, révélant l’art du contraste, puis « Petit Pont » frappe par sa simplicité tranchante, sans fioritures. Au cœur du disque, « Mercurochrome » et « Keep It Burning » électrisent, portés par la basse de Yann et la batterie implacable de Baptiste. « Raymond Gommenec’h » et « Paimpol » ancrent l’album dans une identité bretonne, entre ironie et hommage. Enfin, « Cat’s Tongue », « Physique-Chimie » et « 176 BPM » ferment le disque sur une cadence effrénée, comme une tribune en liesse. « Musiques de Stade » est un album nerveux, saccadé, mais toujours cohérent. Il traduit la volonté du trio de faire de la musique une expérience collective, où l’auditeur n’est pas spectateur mais acteur. Plus qu’un disque, c’est une célébration, une invitation à vibrer, à chanter, à se perdre dans la foule. |