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TERRY ROBB pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
mercredi, 31 décembre 2025
 

Howlin’ waters
(New Folk Records – 2025)
Durée 31’25 – 13 Titres

https://www.terryrobb.com 

Né en 1956 à Vancouver, Terry Robb est reconnu comme l’un des plus grands virtuoses de la guitare acoustique fingerstyle. Installé aujourd’hui à Portland, il s’est imposé comme une figure incontournable du blues et des musiques roots américaines. Son jeu, profondément marqué par le fingerpicking, puise autant dans le Delta blues que dans le ragtime, le jazz et l’Americana. Il a travaillé avec John Fahey, maître de l’American Primitive Guitar, ce qui a renforcé son ancrage dans une tradition exigeante et novatrice. Lauréat à de multiples reprises du Muddy Award pour la meilleure guitare acoustique, son nom a fini par être attaché définitivement au trophée par la Cascade Blues Association. Membre de l’Oregon Music Hall of Fame et du Cascade Blues Association Hall of Fame, il est célébré par des publications prestigieuses telles que Rolling Stone, Acoustic Guitar ou Living Blues. Son approche musicale transcende les frontières du blues, intégrant des couleurs folk, jazz et même rock, tout en restant fidèle à l’esprit des pionniers du Delta. Aujourd’hui considéré comme un maître qui perpétue et réinvente l’art de la guitare acoustique, Terry Robb est un musicien dont la carrière illustre la vitalité du blues contemporain. Avec « Howlin’ Waters », le virtuose signe son quinzième album solo, à paraître en janvier 2026 chez New Folk Records. Treize titres composent ce disque, véritable manifeste de son art, avec une guitare qui raconte, qui danse, qui rugit et qui caresse. Dès l’ouverture avec « St Charles Rag », l’artiste convoque l’esprit du ragtime, ses syncopes légères et son swing jubilatoire. Puis viennent des pièces comme « Alleluia Shuffle », où le blues se fait presque gospel, et « Back Door Mirror », plus introspective, où les cordes résonnent comme des confidences. Le cœur de l’album bat dans des morceaux comme « Boogie In Seven », audacieux par sa métrique inhabituelle, ou encore « Ride To Ticino », qui évoque un voyage imaginaire, entre paysages alpins et souvenirs de routes américaines. Enfin, « Fahey At Bush Park » rend hommage à son mentor John Fahey, bouclant la boucle entre tradition et modernité. La fluidité du jeu est remarquable, chaque note semble à la fois improvisée et parfaitement maîtrisée. Terry Robb ne se contente pas de revisiter le blues, il le recompose en une mosaïque vivante où se croisent folk, jazz et rock. L’album est court, une trentaine de minutes, mais dense, chaque morceau étant une miniature expressive, un tableau sonore. « Howlin’ Waters », c’est une traversée des racines américaines, un voyage où la guitare devient conteuse. Terry Robb y confirme son statut de passeur de mémoire et d’innovateur, capable de transformer un simple motif en légende musicale, et dévoile une œuvre qui séduira autant les puristes que les curieux en quête de nouvelles émotions.