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THE SOUL OF JOHN BLACK pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
jeudi, 29 janvier 2026
 

Soul salvation
(Yellow Dog Records – 2025)
Durée 31’49 – 10 Titres

https://www.facebook.com/thesoulofjohnblack/ 

Derrière le pseudonyme The Soul Of John Black se trouve John “JB” Bigham, multi-instrumentiste américain au parcours dense et éclectique. Né à Chicago et élevé sur la South Side, Bigham grandit dans un environnement où le blues est omniprésent, transmis autant par les disques familiaux que par les récits de ses parents, originaires du Tennessee et de la Georgie, terres fondatrices du genre. Avant de lancer son projet solo, John Bigham s’est illustré au sein de formations majeures, il a été membre de Fishbone, a collaboré avec Miles Davis et a travaillé avec Everlast, développant une polyvalence rare entre guitare, chant, percussions et composition. En 2002, il crée The Soul Of John Black, d’abord en duo avec le bassiste Christopher Thomas, puis comme projet personnel où il fusionne blues, soul, funk et influences contemporaines. Au fil des albums, John Bigham s’est imposé comme une figure singulière du soul-blues moderne, capable de revisiter les racines afro-américaines tout en les inscrivant dans une esthétique actuelle. Son travail est régulièrement salué par la critique, et son style, à la fois dépouillé et expressif, en fait un artisan du groove profondément attaché à l’émotion brute. Avec « Soul Salvation », paru en 2025 chez Yellow Dog Records, The Soul Of John Black signe un album qui s’inscrit pleinement dans la tradition du genre qu’il affectionne, tout en affirmant une direction artistique résolument contemporaine. Composé de dix titres pour un peu plus de trente minutes de musique, le disque se distingue par sa concision et son efficacité. Dès l’ouverture avec « Begging You Baby », Bigham impose un son chaleureux, organique, où la guitare et la voix occupent l’espace avec une sobriété maîtrisée. L’album navigue entre grooves mid-tempo comme « Georgia Peaches » ou « That Thang » et ballades plus introspectives comme « The First Time », révélant une écriture qui privilégie la nuance plutôt que la démonstration. La production, fidèle à l’esthétique de Yellow Dog Records, met en avant un blues épuré, sans artifices, qui renvoie autant aux racines du genre qu’à une vision moderne et accessible. Comme le soulignent les médias spécialisés, John Bigham réinvente l’essence du soul blues en proposant un album qui remonte aux sources tout en ouvrant une voie nouvelle pour le genre. Les thèmes abordés, désir, rédemption, retour à soi, trouvent un écho particulier dans la voix de l’artiste, tour à tour douce, rugueuse, ou habitée. « Soul Salvation » est un disque de maturité, porté par un musicien qui connaît ses racines et sait comment les faire résonner aujourd’hui, qui confirme la place de The Soul Of John Black comme l’un des artisans les plus inspirés du blues contemporain. Un album court, dense, et profondément humain.