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HOLY FALLOUT pdf print E-mail
Ecrit par Yann Charles  
jeudi, 12 février 2026
 

HOLY FALLOUT

https://holyfallout.com 
https://www.facebook.com/HolyFallout 

Rencontre avec Paul, chanteur et guitariste de Holy Fallout. Il nous parle du groupe franc-comtois et surtout de son nouvel album « 404 » ... Et ce n'est pas une erreur !

Bonjour, peux-tu faire une petite présentation du groupe Holy Fallout ?
Salut à toi ! Alors Holy Fallout, c'est un groupe de metal alternatif de Franche Comté formé en 2018 et composé aujourd'hui de quatre membres, Flo à la guitare, Adrien à la batterie, Mat à la basse et moi au chant et à la guitare.

Pourquoi ce nom de groupe ?
C'est en référence aux prémices du groupe. Avec le premier guitariste du groupe on s'est retrouvé dans une soirée on l'on ne connaissait quasiment personne et le hasard a fait qu'on se rencontre pour former ce groupe. Comme un signe du destin !

Comment peut-on vous définir musicalement, car vous naviguez entre plusieurs courants ?
Oui c'est clair ! On se définit comme metal alternatif dans le sens où le metal est la base, la racine de notre musique, mais on a plein d'autres influences au final. On écoute tous des trucs différents, allant de la pop au rap à l'indus en passant par le metal extrême, le jazz, etc. donc on fait une combinaison de ce qui nous plait le plus dans tout ça !

Vous avez, il me semble, lâché un peu le côté prog pour un style plus percutant, plus lourd, plus metal non ?
Oui c'est vrai, on a davantage envie de "dynamiser" notre univers et de l'alourdir mais on ne laisse pas notre côté prog aux oubliettes non plus. Ça reste dans notre ADN musical et on écoute beaucoup !

Le changement de line-up vous a-t-il permis d'évoluer vers un style plus précis, ou bien vous aviez déjà cette évolution musicale dans votre "plan de carrière" si j'ose dire ?
Pas vraiment, les goûts et les envies évoluent pour tout le monde et aujourd’hui on s’y retrouve plus avec ce son et cette direction. Personnellement j’ai un peu de mal avec les groupes qui proposent tout le temps le même son, le même style à chaque sortie, etc., donc pour nous c’est naturel que Holy Fallout propose des morceaux variés. On cherche à se faire plaisir avant tout et si les gens nous suivent, et bin tant mieux !

Quelles évolutions, musicales ou autre, notez-vous depuis les débuts du groupe ?
Comme tu l’as dit, les débuts d’Holy Fallout étaient plus axés prog avec des inspirations telles que Tool, ou Porcupine Tree. Les morceaux étaient plus longs et plus narratifs. Aujourd’hui on cherche plus de direct et plus d’efficacité aussi parce qu’on se rend compte que la musique est indissociable de l’aspect live. A force de nous produire, on a plus envie de voir les gens headbanger et chanter au lieu de compter les mesures avant le prochain contretemps du quatrième couplet !

On va parler de « 404 », votre dernier album. Bon, question que tout le monde va vous poser, ça n'a rien à voir avec l'erreur informatique bien connue (et bien chiante surtout !!)
(Rires) Eh bien oui, ça y fait référence. En fait c’est plus l’idée suivante : 404 c’est l’erreur ou le néant informatique, oui, mais l’humain laisse de plus en plus de place à la machine dans sa vie. Au point d’être peu à peu "remplaçable" par elle sur certains aspects ou en tous cas d’en devenir dépendant. Peut-être sommes-nous dans l’erreur nous aussi en tant que société. Il y a quelque temps j’ai découvert un artiste de slam américain, Prince EA, qui a écrit un son là-dessus, et plus particulièrement sur notre utilisation toxique des réseaux sociaux, ça s’appelle "Can We Auto-Correct Humanity", au final c’est un peu l’idée derrière le « 404 ».

Où nous entraînez-vous avec ce nouvel opus ?
Même si le prog n’est plus au cœur de notre musique on propose quand même un voyage dans des ambiances et émotions différentes.

Quels thèmes abordez-vous ?
« 404 » aborde des thématiques ancrées autour de l’être humain aujourd’hui. Ce qu’on peut traverser. Ça peut évoquer la prise de drogue à son insu, l’insatisfaction permanente, l’amour toxique et ses dérives, la psychologie dans la maladie, la peur du totalitarisme etc. On n’est pas sur des sujets très réjouissants mais c’est ce qui colle le plus à notre musique au final et c’est aussi ce qui nous inspire le plus.

Je suppose que toutes les compos sont pensées pour la scène, non ?
Oui. On y pense de plus en plus, mais il y a quand même un autre boulot d’adaptation une fois jouées en live. Avant de sortir et de jouer l’album on avait des idées de "mise en scène" pour certains morceaux en tous cas.

Comment travaillez-vous ? Qui fait quoi dans le groupe ?
Alors, on part de mes maquettes avec paroles ou parfois avec du yaourt et on se met d’accord sur celles qui retiennent le plus notre attention. Une fois une "tracklist" établie, chacun y met son grain de sel : ça peut être au niveau des structures, des riffs, etc. Les morceaux appartiennent à tout le monde et sont peaufinés pour que chacun s’y retrouve à fond ! Pour la suite on tafe tous ensemble sur les idées avant les maquettes.

Votre musique est hyper physique, donc je suppose que sur scène c'est la même chose, vous vous entraînez pour tenir le rythme ?
Oui, chacun de notre côté on bosse nos parties individuelles et on se réunit en répet’ pour mettre tout ça en commun et s’aligner les uns sur les autres. On tafe notamment des adaptations pour le live car je ne suis pas forcément capable de tout jouer les parties chants et guitares en même temps, etc. Donc on bosse dans ce sens-là aussi.

Petit coup de cœur pour le clip, ou plutôt le lyrics de « Overthrow » qui change un peu des lyrics habituels, vraiment très sympa.
Ah c’est cool ! Au final un lyrics vidéo passe plus inaperçu qu’un clip car je pense que les gens préfère voir les musiciens jouer leurs morceaux, mais ça n’en demande pas moins de taf ! On en est hyper fiers aussi. Il a été réalisé par le graphiste Cédric Ballay de NeverEnding Studio, qui bosse avec nous depuis le premier album sur nos pochettes/livrets et qui aussi réalisé le clip de « Dazed ». On est super content de son taf ! En plus le lyrics d’« Overthrow » reprend bien le côté métaphorique des paroles, donc on ne pouvait pas espérer mieux ! C’est un sacré challenge qu’il a réussi haut la main !

Merci beaucoup pour cette interview. Et un très bon album. Vivement la suite
Merci à toi et à très vite !

Propos recueillis par Yann Charles