dimanche, 01 janvier 2006 Live 2004 (Poseidon – Musea – 2005) Durée 71’42 – 7 Titres
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Il aura fallu attendre treize longues années pour que les fabuleux musiciens qui composent KBB sortent enfin leur premier album live, un ouvrage qui fait suite à deux disques qui avaient braqués les projecteurs en direction du rock progressif nippon. Plus en forme que jamais, Akihisa Tsuboy (violon), Toshimitsu Takahashi (claviers), Dani (guitare et basse) et Shirou Sugano (batterie) investissaient le Silver Elephant de Tokyo à la mi-novembre 2004 et y immortalisaient sept titres en live, piochant allègrement dans leur répertoire traditionnel mais profitant au passage de l’occasion pour nous dévoiler un inédit prometteur pour la suite des évènements. Retour sur deux soirées pas comme les autres …
Akihisa Tsuboy est un génie et outre le fait d’avoir composé la totalité des morceaux de KBB, il tient d’une main de fer le jeu tout entier du groupe, conduisant ses complices dans la direction qu’il choisit et insufflant au prog instrumental du quatuor des sonorités sophistiquées à l’extrême. On admire le timbre cristallin des claviers, le jeu de batterie très jazzy, la basse qui ronronne à la perfection mais ce sont bel et bien le violon et la manière exceptionnelle dont il est joué qui donnent à ce « Live 2004 » son caractère unique. Intercalant l’inédit « Inner Flames » entre deux titres tirés de « Four Corner’s Sky », les imposants « Discontinuous Spiral » et « Shironiji », KBB n’en oublie pas pour autant les morceaux de son premier opus « Lost And Found » et le revisite à deux reprises en clôturant son set par les géniaux « Nessa No Kioku » et « Hatenaki Shoudou ». Si le rythme fait parfois penser à l’Irlande en raison de l’omniprésence du violon, les influences sont indiscutablement puisées chez les plus grands compositeurs, qu’ils soient issus de la veine progressive ou encore de la musique classique. On reproche généralement aux enregistrements en public de mettre justement le public et ses réactions en retrait, ce n’est que plus vrai avec les ouvrages enregistrés au Japon mais quoi qu’il en soit, devant tant de maestria et de virtuosité, on est forcé de garder le silence et on imagine très bien une assistance bouche bée ! Tout simplement fabuleux …
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