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SHEEVA pdf print E-mail
Ecrit par Stephane Burgatt  
mardi, 10 janvier 2006
 

SHEEVA
(Autoprod – 2005)
Durée 13’43 – 4 titres

www.sheeva-rock.com

Shiva : dernier Dieu de la trinité hindoue, associé à la destruction. Une dévastation positive puisque après elle vient le temps de la création régénératrice.
Sheeva : trio grunge marseillais. Appliquant aussi bien cette méthode de détruire pour recréer. C’est d’ailleurs bien pour ça que leur luthier les apprécie autant.

Blague à part, ayant survécu aux multiples vagues de départs et d’arrivées marquant bien souvent les débuts d’un groupe, Sheeva navigue vers le bon port nommé maturité. En témoignent deux démos, dont celle-ci (la première), annonciatrice d’une volonté d’en finir avec le rock pompeux. De la fougue, une volonté de fer et rien d’autre. Annoncé ainsi, on peut se dire qu’il n’y a rien de bien nouveau, rien de plus qui pourrait différencier la bande des multiples autres en activité en France. Mais Sheeva a deux atouts dans son jeu : la voix d’écorché vif à l’identité propre de son guitariste chanteur d’une part et une section rythmique menée de main de maître par une jeune batteuse de l’autre.
Simple et efficace, le style est percutant. Une seule écoute suffit pour adhérer, sans trop de résistance, à la cause de Sheeva. Néanmoins, tout ceci ne reste que de la démo au son assez sale mais surtout trop courte ! On attend ainsi l’arrivée d’un véritable album travaillé. Un douze titres poignant qui nous ferait bondir, suivant les frappes puissantes qui le rythmeraient.

Découverts au hasard d’une (petite) scène, Sheeva fait partie de ces noms que l’on vous conseille de retenir. Avec ses concerts destructeurs, illustrés par un jeu instinctif assez primaire, une maladresse dans ses contacts avec la foule assez touchante, le groupe a ce charme involontaire de ceux qui agissent en pensant qu’ils n’ont rien à perdre.