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SONYA HELLER pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
lundi, 12 juin 2006
 

Fourth floor
(Mosaic Music Distribution – 2006) 
Durée 49’53 – 12 Titres

http://www.sonyaheller.com
http://www.mosaicmusicdistribution.com 

Egérie des clubs new-yorkais du genre Bitter End ou Knitting Factory, Sonya Heller a acquis ses galons à l’école du jazz, du folk, de la pop et du blues mais aussi dans un registre classique où elle a vécu ses premières expériences de guitariste. Chanteuse au coffre digne de Sade ou de Norah Jones, la jeune femme n’en est qu’à son premier essai discographique et pourtant la presse internationale ne tarit pas d’éloges à son sujet, citant régulièrement en comparaison Joni Mitchell, Crosby, Still, Nash & Young ou Ricky Lee Jones … Bien décidée à frapper un grand coup, Sonya Heller nous sert un cocktail musical absolument délicieux qui se boit sans aucune gène et qui séduit dès les premiers vers. Piano plus voix ou voix plus guitare sont autant d’ingrédients qui, mélangés avec finesse et tact, conduisent à des ivresses irrésistibles …

Donner du cœur et de l’âme à des chansons, aussi bien écrites soient elles, est un petit plus que peu de ces nouvelles chanteuses à la voix ample et généreuse sont capables de donner ! Sonya Heller fait partie des quelques élues pour qui mélanger jazz et pop n’est pas un handicap, bien au contraire, et à qui tout sourit immanquablement dès lors qu’il s’agit de s’exprimer sur de délicats enchaînements d’arpèges. Usant avec beaucoup de savoir d’un groove imperturbable, l’artiste multiplie non seulement les couleurs mais aussi les saveurs et nous plonge de temps à autres vers la soul ou la musique orientale d’une façon plutôt discrète mais bigrement efficace. Glissant sans heurt d’un « Before The Storm » à un « Can Get To Heaven » ou d’un « Body Wisdom » à un « Until Then », « Fourth Floor » gravit un à un les étages du succès grâce à l’utilisation ingénieuse d’une voix d’une infinie richesse et à un talent d’écriture qui pousse chaque note et chaque rime dans leurs derniers retranchements pour leur donner diverses nuances encore plus agréables à chaque nouvelle écoute. Sans aucune violence de ton inutile, Sonya Heller rappelle que l’on peut avoir une voix forte et riche sans forcément beugler des « Je t’ai-meuuuuuuuuuh » de façon inconsidérée dans un micro et que l’on peut écrire des chansons qui tiennent très la route sans forcément faire appel à Goldman … C’est quand même rassurant !