|
Ecrit par Fred Delforge |
|
|
|
vendredi, 13 octobre 2006 Servatis A Maleficum (Brennus Music – 2006) Durée 45’48 – 10 Titres
http://www.cyrillepizzera.com http://www.brennus-music.com
Un an après son premier album solo, le toujours jeune guitar heroe Cyril Lepizzera nous en propose un second encore plus poussé que son prédécesseur, « Eternity », et riche de tous les conseils engrangés à la suite de ce premier essai … Cinq années de conservatoire classique auront permis à Cyril de tâter du bois et de la corde mais surtout de se forger une technique, ce dernier ayant spontanément choisi à l’adolescence de se tourner vers des groupes plus électriques comme Dire Straits, Van Halen ou Metallica. Converti aux virtuoses grâce à la découverte de Tony Mac Alpine, l’apprenti guitariste se formera à grands coups de cassettes pédagogiques comme celles de Michael Angelo, Paul Guilbert ou Allan Holdsworth et rejoindra Cyril Achard à l’IMFP de Salon de Provence, son illustre colocataire posant même un chorus sur l’album « Structural Damage » sorti avec le duo Heavy Guitar composé de Richard Roncarolo et de Cyril Lepizzera. Un temps musicien de studio du côté de la Suède, le Marseillais est revenu vers le soleil et vers son œuvre personnelle …
Il existe au moins deux sortes de guitar heroes, les diarrhéiques et les virtuoses ! Si la première catégorie se contente d’empiler les notes de la manière la plus rapide et la plus technique possible, les seconds s’efforcent de les mettre en valeur avec les moyens artistiques dont ils disposent et se livrent en général à de véritables compositions, souvent originales et même parfois intéressantes … Dans le cas de Cyril Lepizzera c’est les deux à la fois et c’est sur une structure où se mélangent mysticisme et penchants gothiques que se rejoignent des influences très teintées metal servies par toute une panoplie de guitares qui va de la Strat Signature Malmsteen à l’Ovation en passant par des Ibanez et autres ESP. Riffs tranchants et soli acérés font plutôt bon ménage sur une large gamme de sonorités très pures et très claires qui ne sentent jamais le réchauffé et qui privilégient le feeling et le gros son Marshall au détriment de l’utilisation exagérée des nombreux artifices dont dispose pourtant le guitariste. La Cry Baby et le Pod Pro Line font le reste et contribuent à faire de « Servatis A Maleficum » un de ces albums instrumentaux qui ne lassent pas au bout de deux écoutes. Comme quoi guitar hero, excellent compositeur et être humain sont des mots qui arrivent à se suivre sans se battre ! Merci de nous le rappeler …
|