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CLAUDIO ZARETTI pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
lundi, 30 juillet 2007
 

Puisqu’il faut un jour
(Autoproduction – 2007) 
Durée 46’17 – 12 Titres

http://www.claudiozaretti.com
http://www.myspace.com/claudiozaretti

Claudio Zaretti sait pertinemment ce qu’il veut mais ce n’est pas pour cela qu’il est prêt à tout pour parvenir à ses fins ! De ses premières scènes autour du Lac Léman, cet auteur compositeur italo-suisse aura acquis l’art du contact avec le public, le talent suivant de façon toute naturelle et tout de même aussi un peu en passant quelques années sur les bancs de l’AIMRA où il apprend la basse et de l’ENM de Villeurbanne où il perfectionne ses connaissances musicales … La tournée des bars lui apprendra pour sa part que l’on peut se lasser des reprises anglo-saxonnes et que courir le cachet est un sport qui finit par devenir pesant au fil des années. Devenu Parisien en 2005, Claudio Zaretti s’offre un premier album de compositions un an plus tard et remet le couvert en 2007, toujours avec Bernardo Claus à la seconde guitare et Michel Melcer aux pianos et basses …  

Son style n’a pas bougé d’un iota et son jeu n’a pas été modifié du moindre accord et pourtant, au lieu de lasser, cette continuité dans la régularité est ce qui pouvait nous faire le plus plaisir tant l’identité forte et personnelle de Claudio Zaretti a trouvé non seulement ses marques mais aussi le créneau dans lequel s’insérer ! Après tout, on ne demandait pas à Brassens ou à Brel de faire autre chose que ce qu’ils savaient faire de mieux, c’est à dire du Brassens et du Brel … Idem pour Béart, Ferré et pour tous les autres grands chansonniers à la Française comme notre pays sait si bien les porter, même si leur œuvre n’est pas toujours forcément reconnue à sa juste valeur. Alors on se régale encore et toujours d’une suite naturelle à « Je sais d’où je viens », de cette voix à la fois charmeuse et gouailleuse qui fait passer son détenteur pour un pur gamin de la capitale, de ce jeu léger et subtil auquel le piano donne toutes ses lettres de noblesse, de ce swing improbable qui atténue par moments un folk globalement très présent et quelques beaux souvenirs puisés entre blues et jazz … De belles chansons en beaux textes Claudio le Délicat fait du S(w)ingin’ Zapetti, nous présente « Dans les gares », « Drôle de bar », « Laissez-moi » ou « Le temps des roses » et laisse durant de longs moments son côté latin-crooner prendre le dessus de façon très évidente pour encore mieux séduire et convaincre ! Et le mieux, c’est que ça marche …