mardi, 09 octobre 2007 Blacklight Sonatas (Magnatude Records – 2007) Durée 46’54 – 9 Titres
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Jeune quadra débordant d’ingéniosité, Michael Lee Firkins n’a jamais vraiment choisi entre le rock et le blues et si ses parents musiciens lui ont inculqué l’art des belles notes avec d’une part les lap steel de son père et de l’autre le piano de sa mère, c’est vers Led Zeppelin, Black Sabbath et AC/DC que l’apprenti guitariste s’est rapidement tourné. C’est donc entre les groupes de rock du Nebraska et les églises locales que l’adolescent fera ses premières armes, ses aptitudes à imiter Albert Lee ou Chet Atkins le poussant rapidement vers un contrat et un premier album. Quelques albums supplémentaires permettront à ce guitar heroe hors norme de faire évoluer son style, son médiator restant habituellement dissimulé au creux de sa main tandis que ses doigts accrochent les cordes au plus juste, le vibrato faisant le reste et donnant le change quand il s’agit de tenter des effets de slide particulièrement originaux ! Guitaristes en herbe, un petit tour par la vidéo pédagogique de Michael Lee Firkins est indispensable si vous espérez comprendre quelque chose à cet album …
Il a la virtuosité et la force d’un Bjorn Berge mais il associe à cette particularité des résonateurs et en retire un son très original qui ne laisse personne de marbre ! Compositeur émérite, Michael Lee Firkins affiche qui plus est un timbre de voix non dénué d’intérêt et si ce nouvel effort n’y fait appel qu’une seule fois pour la superbe cover de « Black Betty », les instrumentaux qui hantent cet ouvrage hautement calorifuge sont pour la plupart tirés d’une imagination débordante, la seule autre reprise à mettre à son actif revenant à Quincy Jones au travers de son « Theme From Sanford And Son (The Streetbeater) ». Laissant à ses compagnons de jeu un espace digne de leur talent, le guitariste ne néglige ni la basse, ni la batterie, ni les claviers et en ressort avec des morceaux très complets qui permettent à « Blacklight Sonatas » d’être bien plus qu’un simple album de guitariste ! Si l’influence blues se fait plus ou moins sentir selon les morceaux, elle atteint des sommets avec un « Took The Words Right Outta My Mouth » d’une infinie beauté et c’est avant tout en oubliant les querelles de clocher tendant à déterminer si ‘‘c’en est’’ ou si au contraire ‘‘c’en est pas’’ que l’on appréhendera un album totalement digne d’intérêt tant il est capable d’imposer, comme un certain Hendrix l’avait fait il y a bien des années, une façon originale d’utiliser l’instrument. Et la lumière fût …
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