vendredi, 12 octobre 2007 CANDY KANE Le One Way – St Ouen (93) Le 11 octobre 2007
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Branle bas de combat aux Puces de Clignancourt puisque l’on y attend ce soir Miss Candye Kane et son band ! Les messieurs ont tous fait le déplacement pour assister au show de la sympathique et plantureuse chanteuse américaine et on retrouve donc un One Way au moins aussi bien rempli que le corsage de la dame, ce qui fait bien plaisir à voir d’autant que l’infatigable Christine, l’âme bleue des lieux, a déjà eu la riche idée de programmer Dawn Tyler Watson et Paul Deslauriers en début de semaine et que les femmes continuent donc à être à l’honneur en ce mois d’octobre étonnamment printanier …

En débordant sur le timing d’un tout petit quart d’heure, le Candye Kane Band se charge de lancer la soirée et c’est après seulement quelques minutes en instrumental que le sympathique Evan Caleb se charge du haut de sa batterie d’annoncer l’arrivée de sa chanteuse de mère qui va très vite devenir l’égérie de toute une salle où l’on croise bien évidemment nombre des habitués des lieux ! Les hymnes habituels se succèdent à un rythme soutenu et Candye qui est ce soir particulièrement en voix délaisse quelque peu ses sempiternelles facéties pour se concentrer sur un show en quartet où l’on reconnaîtra forcément quelques « Hard Working Woman » et autres « White Trash Girl » mais aussi des titres issus de son dernier effort, « Guitar'd and Feathered », sur lequel elle a fait la part belle à quelques-uns des plus brillants guitaristes blues au monde ! Le brillant Heine Andersen a donc tout le loisir de laisser éclater son génie, que ce soit avec sa Club King Reverend demi-caisse ou avec sa superbe Guild acoustique, sur des titres comme « I’m Lucky », « Crazy Little Thing » ou « I Done Got Over It » issus de l’opus !

Bavarde au possible, Candye Kane n’en finit plus de vanter sa musicothérapie et évoque le soutien moral qu’elle s’apporte à elle-même mais qu’elle offre également aux autres en tirant profit de ses différences et d’un parcours atypique qu’elle assume pleinement et si quelques-unes de ses remarques peuvent parfois paraître éculées pour avoir trop souvent été proférées, celui qui découvre ce soir le show de la diva ne pourra que s’amuser de ses continuelles évocations de sa grand-mère malade à qui la vente de quelques albums ferait sans doute le plus grand bien … On passe encore quelques « I Could Fall for You », « Two Hundred Pounds Of Fun » et autres « For Your Love » en se régalant des alternances entre un gros blues bien saignant et un blues jazzy à souhait qui se teinte à l’occasion de relents allant des années 30 jusqu’aux années 70 sans même y paraître puis vient le temps pour Candye de se faire rejoindre sur scène par son ami Little Victor qui vient nous régaler de son jeu de guitare flamboyant à souhait, profitant du petit quart d’heure qu’il passera sur scène sur « Let’s Drink » pour nous faire la revue intégrale de son festival revival avec jeu derrière la tête, à genoux et dans le public !

On retourne ensuite vers quelques morceaux plus jazzy avant que Candye Kane ne se prépare à tirer le bouquet final en nous proposant sont habituel « All You Can Eat (And You Can Eat It All Night Long) » sur lequel le public participe bien évidemment au refrain et après quelques minutes de repos largement mérité, la solide blueswoman revient se placer entre le bassiste Oliver Steinberg et le guitariste Heine Andersen pour un double rappel qu’elle terminera par un morceau qu’elle a baptisé « Je n’en peux plus » et qu’elle a dédié à son agent français …

Deux heures se sont écoulées depuis le début du show de Candye Kane et le public n’a pas eu la moindre occasion de s’ennuyer tant le rythme était soutenu, le groupe montrant de réelles capacités à tenir la route et la diva n’en finissant plus de montrer qu’elle a non seulement beaucoup de charisme mais aussi et surtout un talent XXL. Le temps de saluer les amis présents parmi lesquels on remarque les musiciens Thibaut Chopin, Thomas Troussier, Pascal Fouquet, Claude Langlois ou encore Pascal Mickaelian mais aussi le gratin de la presse spécialisée et les douze coups de minuit résonnent du côté de la Rue Jules Vallès, rappelant au public que l’heure est venue de quitter les lieux pour aller prendre un repos bien mérité. La soirée était belle, comme toujours au One Way, et la convivialité y était bien évidemment de rigueur …
Fred Delforge – octobre 2007
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