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Ecrit par Fred Delforge |
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samedi, 10 novembre 2007 Sharitah Manush (Autoproduction – 2007) Durée 12’33 – 5 Titres
http://www.myspace.com/sharitahmanush
S’il fallait un jour dénicher le groupe le plus atypique du monde, c’est peut-être du côté de Bordeaux que l’on s’en irait fouiller car c’est par là bas que réside Sharitah Manush, un duo délirant qui enfonce ses racines jusque dans le western spaghetti et dans la pop psychédélique pour nous offrir une musique très fortement empreinte d’Ennio Morricone mais aussi des Doors, du Velvet Underground et de toutes les vieilles légendes affiliées à la période du flower power. Pour avoir essuyé les plâtres pour des formations comme Elysian Fields et joué sur des scènes comme La Flèche d’Or ou le Krakatoa dont ils ont intégré la pré-pépinière en 2007, Manu (guitare et chant) et Sonia (percus) ont réussi à laisser leurs premières marques dans la sphère underground et c’est avec un maxi bien caractéristique de leur style qu’ils arrivent jusqu’à nous pour essayer de se faire remarquer. Pas difficile me direz-vous …
Il y a un chaman derrière chacune des compositions de Sharitah Manush, c’est un fait indiscutable et il est très fort celui qui arrivera à nous démontrer le contraire ! On sent donc forcément les relents d’un folk étasunien venu du côté du Texas ou de l’Arizona mais aussi une bonne grosse dose d’influences européennes qui viennent hanter le tout, les percussions se voulant pour leur part tribales mais plus avec un aspect caribéen que franchement africain, l’influence des rites vaudou semblant parfois palpable même si sa présence n’est pas forcément voulue. Le poor lonesome cowboy qui se promène tout au long de cette très brève rondelle doit avoir les nerfs solides car il y trouve en gros tout et n’importe quoi, les whistles rejoignant les yoddles et les guitares accompagnant ingénieusement des roulements de tambours basiques mais bienvenus. Tout en se demandant d’où il vient mais aussi et surtout où il va, l’auditeur se sentira irrésistiblement submergé par un vent chaud et sec qui souffle sur lui ses « Three Little Dears », « Le soleil noir » et autres « Dead Moon Rising » … Ca ne correspond pas forcément à ce que recherche le public mais une chose est certaine, quand ça vous tombe dessus vous ne pouvez pas y rester insensible !
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