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NECTAR LA NUIT pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
vendredi, 07 décembre 2007
 

L’usure des lueurs
(Autoproduction – 2007) 
Durée 38’11 – 12 Titres

http://www.nectarlanuit.com
http://www.myspace.com/nectarlanuit

Habitué des cafés concerts où le quartet anime les soirées depuis maintenant quatre ans, Nectar La Nuit est un des groupes incontournables de la scène parisienne et c’est aujourd’hui accompagné de Jo à la guitare électrique, Mathias à la basse et Ludo à la batterie que le chanteur, guitariste et harmoniciste de talent qu’est Julien s’aventure une nouvelle fois en studio pour donner un successeur à « Tout court », un premier album plutôt bien accueilli par le public mais aussi par la critique. Reprenant à son compte des influences allant de Renaud à Noir Désir en passant par Manu Chao, Nectar La Nuit met à profit ses bons résultas des trois dernières années à l’opération Paris Jeunes Talents pour nous proposer un album bien construit mais aussi enregistré et riche de quelques hymnes en puissance qu’il fera bon de reprendre en chœur lors des prochains concerts … A trop forcer sur l’éclairage, on finit par en arriver à user les lueurs !

Un véritable effort de composition et une plume des plus agiles permettent à ce nouvel effort de se retrouver dès la première écoute sur le dessus du panier, à une place particulièrement enviable où l’on peut très vite se faire repérer par les médias et par les radios et où tout semble dès lors possible … Alors forcément, ça ne se fait pas sans arguments et le premier sur la liste serait sans doute cette finesse qui pousse Nectar La Nuit à réussir à sonner comme ses modèles tout en s’en démarquant de façon très nette ! Comment ne pas penser à La Mano lorsque l’on se laisse happer par « So Many » ou à Renaud quand on s’engage sur « Il y avait » ? Et pourtant tout diffère, du ton général des morceaux et de leur humour jusqu’à leur énergie … Alors au bout de quelques écoutes, on se détache définitivement de toute comparaison et on se laisse aller à siffloter ou à taper du pied sur un « Si j’avais su », sur un une « Muse » ou sur un « Tailler les larmes », en prenant chaque mélodie comme elle vient et en se disant que c’est la qualité des notes qui met en valeur le grain si particulier des mots, à moins peut-être que ce ne soit le contraire ou carrément que les deux s’émulent l’un l’autre. Quoi qu’il en soit, si une chose est bien certaine, c’est que Nectar La Nuit a trouvé les arguments nécessaires pour convaincre le public et que le groupe n’a pas l’intention de se priver du feu des projecteurs plus longtemps …