mardi, 08 janvier 2008 Lupanar (Les Deux Singes – PIAS – 2008) Durée 51’56 – 12 Titres
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Pendant que Les Hurlements D’Léo suspendent le temps, leur chanteur Laurent Kebous s’en va seul vers un « Lupanar » apte à le faire patienter et s’offre par la même occasion son premier véritable album solo, les sept titres enregistrés en 2006 faisant à côté figure de répétition générale à l’échelle un-demi mais au talent bien réel. En bon poète, Laulo s’installe aux textes et attrape le micro en compagnie de quelques musiciens, et non des moindres puisque ce sont Sergio Faubert aux guitares, Olivier Sousbi au piano, Rimbaud aux clarinettes et P’tit Fred à la batterie qui le rejoignent pour la suite d’errances qui vont l’entraîner vers la chanson française réaliste bien évidemment mais aussi vers le rock, le vrai, le bon, le dur à cuire ! Une douzaine de morceaux sous le bras, Kebous s’en est allé vers le studio et en est ressorti avec un album bien goûteux qui ne demande qu’à prendre la route vers de nouvelles scènes et de nouveaux publics. Eternel recommencement …
Laulo chante et Kebous rime, le corps du premier se cachant derrière le pseudo du second mais les deux s’avérant à la fois complémentaires et indispensables l’un à l’autre pour que l’alchimie fonctionne de façon parfaite, dédoublement de personnalité ou pas ! C’est donc sur fond de mélodies chiadées que Kebous va venir nous poser ses mots qui deviennent des phrases puis de véritables poèmes où l’on parle d’engagement, de passion, de liberté, d’urgence ou d’envie sur un ton globalement positif et sur un fond où la mélancolie se laisse rejoindre à l’occasion par la légèreté … Entre voix convaincante et arrangements finauds, on en passera sans la moindre once d’ennui par « Les corps impatients », « Opium tango », « Le deal du siècle » ou encore « Au galop » tout au long d’une « Cavale » très personnelle qui se termine juste avant d’atteindre l’heure par la chanson d’anamour parfaite, pas franchement celle de la haine mais tout au moins celle de la mise au point en tête-à-tête, une très verte et sincère « Petite mort » qui tombe à pic pour rappeler à ses fans que Kebous est un être humain comme les autres, avec ses joies et ses peines, avec ses envies et ses états d’âme. A méditer dès début janvier pour les souscripteurs, à partir de février pour les autres …
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