samedi, 20 septembre 2008 Silt (Suprema Records – 2008) Durée 63’28 – 15 Titres
http://www.siltmusic.com http://www.myspace.com/groupesilt
dans sa Haute-Normandie natale qu’il s’efforce de nous le démontrer. Porteurs d’un rock metal ingénieusement teinté d’electro, Jay (chant), Yo (guitare), Mateous (guitare), Momo (basse), Man (batterie) et Kiki (machines) ont trouvé en à peine deux années d’existence la force nécessaire pour progresser de façon spectaculaire et c’est en se produisant dans des lieux comme Le Gibus, Le New Morning ou L’Elysée Montmartre et en assurant des premières parties pour des formations comme Watcha qu’ils ont trouvé l’inspiration mais aussi l’énergie nécessaire pour immortaliser ces quinze titres sur un simple bout de plastique qui en est tout retourné ! Et ce n’est qu’un début …
Il y a comme qui dirait une certaine forme de génie dans ce sextet hors des modes et hors des temps qui parvient à donner des fourmis dans les jambes les plus ankylosées au point que dès son entrée dans la platine, c’est tout le contenu du local où on le passe qui se met à avoir une énorme envie de headbanger, mobilier et radiateurs inclus ! La voix tient le haut du pavé et pourrait en apprendre à quelques grosses machines trop sures d’elles, d’autant que les musiques qui la portent ne sont pas tombées de la dernière pluie elles non plus … Le voyage commence de façon un poil inattendue avec une intro qui laisse le cul entre deux chaises mais dès que l’overdrive passe en mode « on », c’est un véritable cataclysme maîtrisé au millimètre près et ponctué de belles phases mélodiques qui s’abat sur un auditoire qui se demande comment il est possible de jouer aussi ingénieusement sans tomber dans le piège des plans trop mécaniques. Si les plus pressés de découvrir ce monument seront forcément enchantés de pouvoir trouver dans un premier temps les « Chemical », « Spoutnik », « Arabian Trip », « The Same » et autres « Rescue Me » dans un joli digipack appelé à devenir collector, le public moins fortuné pourra quelques mois plus tard obtenir onze des quinze titres de l’album en distribution gratuite sur le web, signe que si Silt et Suprema Records cherchent à rentrer un minimum dans leurs frais, ils sont également très attachés au fait que ces pièces originales circulent le mieux possible auprès des amateurs de bon rock qui gratte bien comme il faut les conduits auditifs. Ca va chauffer dans les chaumières dès le 29 septembre, prévenez d’ores et déjà les voisins !
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