mardi, 23 septembre 2008 Oxymore dans la Chrysalide des Rêves (Autoproduction – 2008) Durée 51’06 – 8 Titres
http://www.myspace.com/odravyel
Narr est né il y a maintenant cinq ans dans l’esprit torturé mais génial de Clément Werner, auteur, compositeur, multi-instrumentiste et également chanteur grenoblois, mais cet ovni musical qui emprunte autant au rock progressif qu’aux musiques expérimentales n’a réellement commencé à jouer ses compositions qu’en juillet 2004, lors de l’arrivée aux côtés de son géniteur de Marti Ilmar Uibo à la batterie et Kalevi Uibo à la guitare, deux musiciens qui œuvrent avec le même talent et la même dextérité dans des registres allant de la musique ancienne jusqu’au death metal en passant par le jazz ! De fil en aiguille, cette toute nouvelle alchimie conduira Narr à aller de l’avant et à composer de nouveaux morceaux qui finiront par se retrouver sur un premier album qui souhaite traverser le temps sans se plier à quelque mode que ce soit. Après neuf mois de gestation dans un studio vosgien, « Oxymore dans la Chrysalide des Rêves » voit le jour avec l’arrivée de Laurent Lefebvre qui lui apporte sa touche finale en lui ajoutant des parties de flûte …
C’est à un voyage que nous convie cette formation pour le moins originale, un voyage retour alors que tant d’autres groupes se contentent le livrer des allers simples, tout au mieux des allers-retours, et encore … Alors forcément, monter dans le train de l’imaginaire que Clément Werner met sur des rails on ne peut plus sinueux n’est pas toujours chose facile, d’autant que le calme ambiant qui se ponctue quand même de petites accélérations de temps à autres n’invite guère à des manifestations de liesse démesurées. Là où d’aucuns font de la musique qui se danse, Narr fait de la musique qui s’écoute, pas de la musique élitiste mais de la musique intelligente, un art qui tente de véhiculer des idées, voire même des messages, et qui le fait avec une certaine réussite au travers de huit pièces aux mensurations trop indécentes pour entrer dans les formats radiophoniques standardisés mais au charme certain puisque des morceaux comme « Ronces et iconoclasme », « La dune bleue » ou « Céphalée Neptunienne (Odravyel) » se montrent tellement bien construits qu’ils passent sans même que l’on ne se rende compte du temps qu’ils durent, l’amalgame ingénieux des voix complémentaires et les divers essais instrumentaux s’avérant être un véritable plus pour la cohésion de l’album. Une production plus qu’honorable achève de mettre le tout en valeur et c’est en se lançant aujourd’hui à la recherche d’une distribution que Narr poursuit son voyage … mais cette fois vers l’avant !
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