samedi, 08 novembre 2008 Alles is durven (Du Goudron et des Plumes – Irfan – 2008) Durée 39’31 – 12 Titres http://www.stz.biz http://www.myspace.com/semtazone
Moins de dix années après sa création, Semtazone peut se vanter d’avoir déjà pas mal bourlingué et en prime de l’avoir fait sur quatre continents au fil de plus de cinq centaines de concerts données pour appuyer la sortie de leurs deux premiers albums mais aussi de leur live. A l’heure de mettre dans les bacs leur troisième effort, les bouillants Mâconnais mettent à profit les expériences acquises du Japon jusqu’à New York en passant par le Québec et c’est solidement soudés les uns aux autres depuis maintenant cinq ans que Sara (chant et piano), Alison (flûtes et violoncelle), Charlie (chant, sax et accordéon), Robin (guitares), Jean-Matthieu (basse) et Morgan (batterie) continuent de produire un rock coloré et sensuel dans lequel on se fait un plaisir de plonger sans même prendre le temps de regarder si l’eau y est à bonne température. Comme ils le disent eux-mêmes, « Alles Is Durven », le tout c’est d’oser !
D’harmonies subtiles en cacophonies qui ne le sont pas moins, Semtazone prend soin de nous surprendre à chaque instant pour mieux nous séduire et nous faire passer non pas un seul mais bel et bien de multiples messages qui se contentent la plupart du temps d’un unique mot pour faire office de titre. Cocktail d’ambiances parfois chaleureuses, parfois éthérées, parfois oppressantes, « Alles Is Durven » sait se faire désirer et si l’opinion d’ensemble est bonne dès la première écoute, il conviendra de remettre et de remettre encore le métier sur l’ouvrage pour vraiment en appréhender toutes les subtilités. Nous emmenant de « Bagdad » à « Monterrey » ou encore de « Berlin » à « Londres », Semtazone nous entraîne dans un voyage où les sons sont rois et où les violoncelles, les flûtes ou encore les guitares sont entièrement à leur service. Outre les morceaux déjà cités qui à eux seuls justifient l’acquisition d’une rondelle responsable livrée dans un digipack en papier recyclé, on s’attardera sur d’autres titres comme « L’horloge », « Silence », « Toi » ou encore « La mort au bout du chemin », autant de petites tranches de vie qui mettent fabuleusement en valeur une complémentarité des voix mais aussi des instruments. Ils sont restés indépendants depuis leurs débuts mais leur nouvelle livraison n’a rien à envier aux grosses productions des majors … Qu’on se le dise !
|