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Ecrit par Fred Delforge |
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lundi, 24 novembre 2008 I love you (Tôt Ou Tard – 2008) Durée 32’45 – 12 Titres
http://www.mathieuboogaerts.com http://www.myspace.com/boomat
L’approche de la quarantaine n’a en rien tempéré les ardeurs de Mathieu Boogaerts et si l’adolescence le voyait déjà traîner ses guêtres au sein de Tam-Tam avec Matthieu Chédid, c’est lui aussi dans un monde très personnel qu’il a ensuite choisi d’évoluer musicalement, un monde inspiré d’une Afrique qu’il connaît et apprécie énormément. Quatre albums publiés en une dizaine d’années auront permis à ce jeune homme au style épuré et parfois un peu basique de porter son message vers le public, le sien mais aussi celui d’Alain Souchon pour qui il assurait les premières parties au Casino de Paris lorsque le basculement vers le troisième millénaire semblait devenir inévitable … Inspiré par Dick Annegarn avec qui il collabore depuis bien longtemps, Mathieu Boogaerts reprend partiellement ses racines roots mais les assaisonne à sa propre sauce, en leur apportant quelques accents tribaux et un peu de reggae en prime.
C’est certes un peu une déclaration d’amour que Mathieu Boogaerts fait à son public en cette fin d’année 2008, mais c’est surtout un joli cadeau dans lequel on retrouve tous les ingrédients qui ont fait son succès et qui se présente à eux dans un emballage traditionnellement soigné aux petits oignons. Jouant sur l’humour autant que sur le talent et sur le décalage, le multi-instrumentiste laisse parler son âme comme elle le sent, en nous sortant d’on ne sait où des titres délirants comme « All I Wanadoo » ou « Do You Feel Ok » et en laissant les syncopes prendre le dessus tout au long d’un album où les structures rythmiques et plus largement la batterie et les percussions jouent un rôle dominant. Las des arpèges de guitare, Boogaerts tire des lignes de basses aux accents funky et des percus bien redondantes et recouvre le tout d’une confortable couverture d’electro qui accentue encore un peu cette sensation de chaleur moite et sensuelle qui se dégage de titres comme « Chappe de béton », « Fais gaffe » ou encore « Game Over ». A l’arrivée, c’est un album un peu différent mais totalement complémentaire du reste de son œuvre que Mathieu Boogaerts inscrit en cinquième position d’une discographie qui semble encore avoir les moyens d’évoluer, et qui plus est dans le bon sens ! Ainsi soit-il …
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