jeudi, 25 décembre 2008 Hurle au vent (Autoproduction – 2008) Durée 53’13 – 10 Titres
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Fondé au printemps 2002, Koan Aspia est très rapidement devenu le meilleur groupe de rock au monde, c’est du moins ce que nous ont affirmé les parents de chacun de ses membres quand ils nous ont fait parvenir la récente rondelle de leurs rejetons ! Que voulez-vous, on est enthousiaste à Marseille, et il y a de quoi en plus … Alors forcément, on se penche très vite sur une bio longue comme le bras et on y trouve les premières modifications de line up, les premiers concerts dispensables donnés pour la Fête de la Musique, les changements notoires de direction qui conduisent un groupe à passer des reprises aux compos, les premières parties, les radios et les passages au Dan Racing, au Café Julien, au Poste à Galène … Tout ce qui rythme l’existence d’un groupe au jour le jour et qui a conduit Ludovic Baldit (chant et guitare), Emmanuel Lorant (guitare), Florent Poulhes (basse) et Adrien Debroise (batterie) a enregistrer un album dans lequel ils ont mis le tout poids de leurs expériences ! Le meilleur album de rock au monde vous diront leurs parents …
Ce qui réjouit le plus quand on glisse « Hurle au vent » dans la platine, c’est la lucidité qu’affiche Koan Aspia, cette petite étincelle qui brille dans les yeux de chacun des musiciens et qui pousse tout le monde dans la même direction, celle d’un rock avec de vrais textes et une vraie identité, celle d’une musique qui ne se contente pas d’être un clone d’incontournables modèles tels que Noir Désir, Trust ou Téléphone ! De changements de rythme en changements de ton, Koan Aspia nous fait le coup du rock élargi qui tire dans tous les sens en restant pourtant suffisamment cohérent pour ne pas dérouter l’auditeur, le coup de la mélodie douce qui monte doucement en puissance au fil des couplets et qui va jusqu’à l’explosion finale inévitable mais pourtant toujours aussi surprenante … Sans fausse modestie mais sans se monter le bourrichon non plus, ces quatre potes qui ont vécu les hauts et les bas d’une formation à géométrie variable sortent au moment le plus opportun un album riche et complexe, un album où le rock se veut simplement rock, sans jamais devenir hard, punk, progressif ou même pop bien que chacune de ces recettes entrent dans une fabrication particulièrement bien menée ! On en passe par « Tes yeux d’artifice » ou par « Le bal des pendus », par « Le cri, la plume et le tyran » ou par « L’œil en peau de skie », par « L’arrache cœur » ou par un « Mémo en Mi », autant petites perles comme on pourrait les faire si l’on invitait Ange et Louise Attaque, Bénabar et Luke, Ganafoul et Cabrel à s’asseoir à la même table pour y écrire des chansons … On comprend mieux maintenant que leurs familles en soient si fières !
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