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MAKOTO KITAYAMA pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
vendredi, 23 janvier 2009
 

Practical Encyclopedia Of Kingdom Plantae
(Dreaming – Musea – 2008) 
Durée 33’47 – 9 Titres

http://www.musearecords.com
http://www.myspace.com/musearecords

Chanteur et compositeur de Shingetsu, une formation progressive japonaise de la fin des seventies qui a su entrer dans la légende du genre avec seulement un album studio, Makoto Kitayama a profité de son aura pour s’offrir quelques albums en solo et si son style a quelque peu évolué entre le premier sorti en 1981, « Doubutsukai No Chinou », et son successeur paru près de vingt ans plus tard, « Hikaru Sazanami », c’est en continuant lentement son évolution permanente que l’artiste nous présente un troisième effort instrumental dans lequel il superpose encore et toujours les parties de claviers. Que l’on crie au génie ou au contraire au fou, il est certain d’ores et déjà que « Practical Encyclopedia Of Kingdom Plantae » ne laissera personne ou presque indifférent !  

Premier volume de ce que son créateur annonce comme une trilogie inspirée d’une série de livres datant de 1932, ce nouvel effort de Makoto Kitayama nous entraîne en musique dans le monde des plantes et le fait d’une manière à la fois proche du rock progressif mais aussi et surtout des musiques électroniques. Succession d’ambiances aussi éthérées que chlorophyllées, l’album nous promène dans une sorte de pharmacopée musicale aux vertus bienfaisantes et parvient à traduire en sons les vertus de chacune des graminées, iridacées et autres lardizabalaceae évoquées, accentuant les accents euphorisants d’« Erythroxylon Coca », sucrés d’« Acer Saccharum » (l’érable à sucre) ou poivrés de « Piper Nigrum » et nous faisant passer en quelques grappes de sons d’une fleur de lys (« Lillium Speciosum ») à une akébie à cinq feuilles (« Akebia Kinata ») ou à un « Freesia » mais aussi d’un chêne liège (« Quercus Suber ») à un palmier sagou (« Metroxylon Sagu »), pour mieux finir de nous convaincre de boire une ciguë (« Cicuta Virosa ») qui heureusement ne nous empoisonnera pas, bien au contraire ! L’occasion rêvée de découvrir ou de réviser l’homéopathie tout en écoutant une musique on ne peut plus originale …