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KRYSTLE WARREN pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
samedi, 21 mars 2009
 

Circles
(Because Music – 2009) 
Durée 50’16 – 13 Titres

http://www.myspace.com/krystlewarren
http://www.because.tv

Elle a eu pour premiers modèles des artistes comme Stevie Wonder, Bill Withers, Nina Simone ou Willie Nelson et c’est tout naturellement en proposant une musique empreinte en même temps de soul, de jazz et de folk que Krystle Warren se dévoile aux yeux d’un public qui a déjà commencé à se laisser séduire par le maxi « Up The Series » paru en novembre dernier sur lequel la jeune américaine amoureuse de notre capitale signait le touchant « An American In Paris » … Forte d’un chant développé dans les chorales des églises mais perfectionné à force de travail personnel, la compositrice qui s’accompagne elle-même à la guitare s’est fait en premier lieu un nom sur les scènes du Missouri et plus particulièrement à Kansas City dont elle est originaire et c’est rejointe par divers musiciens apportant basses, guitares, pianos, orgues et saxophones qu’elle nous livre un premier album chez Because Music après avoir été remarquée par Keziah Jones alors qu’elle enregistrait sous la houlette de Russel Elevado au studio Electric Lady …

La vie est parfois faite de peu de choses et « Circles » en est la preuve par l’exemple tant la simplicité des morceaux qui le jalonnent sait se doubler d’une formidable part de talent et d’une autre de feeling pour donner à l’arrivée quelque chose de formidablement abouti, un véritable chef d’œuvre où le gospel croise la country, où le blues flirte avec le folk et où la voix est à chaque fois non seulement très juste mais en plus porteuse d’une petite touche de sensualité qui fait passer comme par magie nombre d’émotions ! On se laisse très vite prendre au jeu subtil de la batterie qui saupoudre délicatement les morceaux, à celui des chœurs qui apportent à chaque fois un peu plus de finesse, à ces changements réguliers de registre qui font que de « Three Women » à « Tittle Track », de « Sunday Comfort » à « Sparkle And Fade » ou encore de « Chelsea Piers » à « Some Trivial Poursuit » on regarde s’agrandir un à un les cercles de plus en plus larges que ces « Circles » ne manquent jamais de tracer dans les esprits, un peu comme s’ils étaient le fruit de chansons qui font ricochet dans l’inconscient musical de chacun des auditeurs … L’album est né de quelques tâtonnements que Krystle Warren s’est elle-même obligée à faire en studio, de quelques expériences imprévues qui ont fini par donner au résultat final un aspect à la fois très spontané et particulièrement réussi. Il est des artistes qui n’ont pas besoin d’enregistrer beaucoup avant de s’offrir l’album idéal et à n’en point douter, Krystle Warren en fait partie ! L’avenir semble dès lors tout droit tracé …