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STEVANS pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
samedi, 14 mars 2009
 

Stevans
(Gofannon Records – Socadisc – 2008) 
Durée 47’07 – 12 Titres

http://www.stevans.net
http://www.myspace.com/stevansgroup

Ils sont Suisses mais leur pop musclée leur a déjà permis d’aller se produire un peu partout en Europe et de Manchester jusqu’à Genève en passant par Porto, Lisbonne, Zürich et bien entendu Paris, c’est en partageant leurs scènes avec Artic Monkeys, Les Rita Mitsouko, Girls In Hawaï, Indochine, BB Brunes et même Deep Purple qu’ils accompagnaient au Montreux Jazz Festival que Stevans aura eu l’occasion de briller aux yeux du public. Sur la route depuis 2003, Yvan Franel à la guitare et au chant, Bruno Tancredi à la basse et John Chirico à la batterie ont joué sur les plus belles scènes avec pour seul bagage un premier maxi qui leur avait ouvert nombre de portes, c’est donc avec un album porteur de nombreux espoirs qu’il reviennent aujourd’hui, persuadés que la somme d’influences qu’ils empruntent à Radiohead, Coldplay, The Cure, Blur ou encore Morissey confirmera très vite leur position d’outsiders de luxe sur une scène qui ne demande qu’à les accueillir …

Avec des mélodies impeccables sur lesquelles se posent naturellement des combinaisons paradoxalement simples mais très efficaces, Stevans fait d’entrée de jeu un pas de géant en direction d’une renommée que l’on sent monter en puissance au fur et à mesure que la douzaine de titres de cet ouvrage éponyme se succède dans la platine. Tour à tour très rock, plutôt indie voire carrément pop, le trio laisse de très belles traces derrière lui et en profite pour signer quelques superbes brûlots que l’on imagine bien devenir les tubes de toute une génération en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, des hymnes en puissance comme le très viril « Buzz In My Head », un « Rocky Drunky Pervert » swingant à souhait, le délicat « Monday’s Wedding », les survoltés « Emotional Cash » et « Calvin City » ou même le funkysant « Up In The Clouds » … La voix ne fait aucune faute de placement et colle au plus juste à une formule en trio aussi à l’aise dans un registre power-pop que dans un autre plus téléphoné et c’est au bout du compte avec un ouvrage qui s’effeuille telle une marguerite que l’on se retrouve, un album que l’on aimera un peu, beaucoup, passionnément ou à la folie mais certainement jamais pas du tout ! La balle est maintenant dans le camp du public …