Accueil du portail Zicazic.com
European Blues Union


Zicazic on Twitter. Zicazic on Facebook.

Flux RSS ZICAZINE

Qu'est-ce que c'est ?

Accueil

> MENU
 Accueil
 ----------------
 Chroniques CD's
 Concerts
 Interviews
 Dossiers
 ----------------

SCOTTLAND pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
lundi, 01 juin 2009
 

Long way to hell
(Autoproduction – 2009) 
Durée 72’34 – 16 Titres

http://www.groupescottland.com
http://www.myspace.com/scottlandlegroupe

En moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire, un garçon nommé Bon Scott est passé des flycases au micro et a permis à un groupe d’Australiens de devenir l’icône de toute une génération puis de plusieurs … Alors bien entendu, tout cela n’aurait sans doute pas existé sans les riffs tendus à bloc des frangins Young, gros contributeurs à la réputation explosive d’AC/DC, mais quand même, dans le cœur de nombre de fans des glorieuses seventies, ce vocaliste surdoué doublé d’un monstre de feeling est bel et bien toujours la référence absolue. Nombre de covers-bands sont nés dans le sillage des kangourous mais un des mieux accueillis par le public et par la presse est originaire de l’hexagone, de Roubaix exactement, et s’efforce de faire revivre au quotidien cette ère Bon Scott grâce aux guitares de Paulo Ferreira, François Gabert et Bertrand Charlet, à la basse de Thierry Schouteten, à la batterie de Tieri Farasse et enfin à la voix d’Eric Fermentel. Un « Tribute To Bon Scott » et des concerts explosifs du Nouveau Casino jusqu’à L’Olympia en passant par le Raismesfest et par une première partie de Rose Tatoo auront fini de faire de Scottland la référence incontournable du genre … Restait à confirmer ce statut fort enviable avec un deuxième album !

La trop courte existence de Bon Scott et sa carrière brutalement interrompue un matin de février 1980 auront tout de même laissé quelques-uns des pavés indispensables de l’histoire du rock, du hard rock et même du boogie, à commencer par « High Voltage » et « Let There Be Rock » sans pour cela oublier « Dirty Deeds Done Dirt Cheap » et enfin « Highway To Hell » … S’appropriant le répertoire originel de Bon dans des versions souvent fabuleusement fidèles, Scottland témoigne encore et toujours de son amour démesuré pour le rock d’AC/DC mais aussi de sa capacité de jeu, quand bien même il faut que les Nordistes se mettent à trois guitares pour retrouver le grain si particulier des Australiens. Véritable revue en bonne et due forme des standards du trio Young, Young & Scott, « Long Way To Hell » balaye avec soin l’étendue des « Live Wire », « Love At First Feel », « Problem Child », « Let There Be Rock » et autres « What’s Next Up To The Moon », rendant à Scott ce qui appartenait à Bon et laissant monter le volume crescendo jusqu’à des « Kicked In The Teeth », « Touch Too Much » et bien évidemment « Highway To Hell » qui boucle la boucle de la plus belle des manières. Rien ne manque, ni la voix à vous hérisser le plus court des poils, ni les guitares incendiaires, ni même la rythmique inébranlable, à tel point qu’en fermant les yeux et en y repensant un peu, il repousse au plus blasé des fans une veste à patchs voire carrément un pantalon moule-burnes comme on en faisait à l’époque … Un dernier petit coup de « Ride On » en acoustique pour ceux qui auront su attendre la ghost track et c’en est terminé d’un ouvrage qui ne file absolument pas le cafard, un ouvrage qui fait revivre pour un temps Bon Scott au travers de ce qu’il a fait de mieux avec AC/DC. Merci Scottland …