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Ecrit par Fred Delforge |
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dimanche, 20 septembre 2009 How to hunt a deer (Autoproduction – 2009) Durée 34’46 – 8 Titres
http://www.thefrenchkalamazoo.com http://www.myspace.com/kalamuzic
Après avoir été créé en Angleterre sous le nom de Nezza et y avoir connu le succès sur la scène rock de Londres à Manchester en passant par Nottingham, le groupe initié et piloté par le chanteur et guitariste Imade Elbaraka est monté dans un shuttle et a rejoint Paris où il évolue aujourd’hui sous le nom de Kalamazoo avec une nouvelle formation où l’on remarque Alexandre Marandel à la guitare lead, Julien Ducher à la basse et Nicolas De Labareyre à la batterie. Si les rythmes entêtants et les refrains accrocheurs sont toujours de la partie, le groupe qui avait déjà enregistré un maxi en 2005 a choisi de faire évoluer sa musique et de lui insuffler des influences qui viennent pêle-mêle de Radiohead, Interpol ou Supergrass mais aussi des Pixies ou encore des Doors. Le premier album de Kalamazoo marque donc un peu une nouvelle étape dans l’évolution musicale du quartet …
Ils ont trouvé leur voie et n’ont pas hésité à façonner leurs compositions pour les rendre fidèles à ce qu’ils souhaitent être, quatre brillants instrumentistes qui n’ont peur ni de mettre des grosses guitares dans l’indie, ni des mélodies chiadées dans le rock. Le résultat parle de lui-même et nous emmène dans différentes ambiances toujours très attirantes, en appelant parfois aux rythmes les plus impressionnants comme quand Kalamazoo nous fait découvrir « Interpolis », parfois à d’autres plus sombres pour nous inviter à regarder souffler un très versatile « Eastern Wind ». La mélodie s’installe au mieux pour accueillir une voix toujours très juste et de saturations osées en arpèges très délicats, les guitares tissent une trame solide sur laquelle le quartet parisien peut asseoir de superbes « Take It » ou « The Easiest Song To Relieve » mais aussi de purs brûlots de rock comme « Attitude » et « Void ». Il ne fait pas bon rester dans les parages quand Kalamazoo sort l’artillerie lourde, du moins quand les bois vous poussent sur le crâne … Pour les autres, cette formation solide et son rock typiquement anglo-saxon sont bien évidemment un pur bonheur !
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