dimanche, 11 octobre 2009 Tango (Adélie Prod – Anticraft – 2009) Durée 47’09 – 10 Titres
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A traîner sur les scènes depuis près de quatre ans, Spline et La Mauvaise Herbe en avaient presque oublié qu’ils se devaient de donner un véritable album à leur public, celui qui les a acclamés en solo ou encore sur les premières parties qu’ils ont fait pour Renaud, Tryo, Mano Solo, Pep’s et autres Fils de Teuhpu … Bien sur il y avait déjà une douzaine de titres couchée en deux fois entre 2004 et 2005, mais rien de véritablement digne de ce que le quintet d’Aix les Bains vaut véritablement. Alors Robert Spline s’est remis à la plume et a envoyé ses acolytes, Guillaume Andréoletti aux guitares, Vincent Wilmotte à la basse, Laurent Parodi à la batterie et Sarah Didelon au violoncelle, se remettre au travail sous la houlette de Jean-Paul Avellaneda qui avait déjà signé la réalisation de « Faiblesse et vanité », le précédent effort du groupe. Plus abouti ses prédécesseurs, plus purement rock que chanson française, « Tango » bouscule les conventions et s’impose d’ores et déjà comme un des très grands albums de l’automne !
La voix est chaude, embrumée, gouailleuse juste ce qu’il faut pour attirer l’oreille et la pousser à s’attarder sur des textes qui interpellent et qui convainquent … A ses côtés, la dualité guitare et violoncelle fait de petites étincelles qui donnent du grain et du volume à des compositions qui se veulent débridées, exemptes de toute contrainte de format, de style trop restrictif, et c’est la réunion de ces deux composantes majeures sur une rythmique sobre mais efficace qui fait que l’on accroche très vite à des morceaux pleins de jus, pleins de saveurs, des petits « Rien du Tout », des chansons trouvées « Dans mon Tiroir » qui mises bout à bout contribuent à rendre l’auditeur « Ivre de Bonheur ». Un côté Louise Attaque pour la couleur donnée par les cordes, un autre Noir Désir pour l’urgence des compositions, un dernier mi-Brel mi-Ferré pour les intonations bien franches données aux chansons, le tout réuni en prime par des arrangements pleins d’ingéniosité mais aussi par un talent inné mis au plus juste en avant grâce à des années entières passées sur les planches à peaufiner une homogénéité aujourd’hui à son point culminant, c’est avec tous ces ingrédients que Spline et La Mauvaise Herbe parvient à signer l’album de tous les plaisirs, l’album de toutes les sensualités, celui qui avec « Trois Sous » et « Du Carburant » nous invite à danser le « Tango » et à venir entendre « La Bonne Aventure » en compagnie d’un groupe qui devrait très vite faire parler de lui à grande envergure. C’est du moins tout le mal que l’on lui souhaite …
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