mardi, 27 octobre 2009 No fool for trying (True North Records – Codaex – 2009) Durée 40’33 – 11 Titres
http://www.madisonviolet.com http://www.myspace.com/madvioletmusic
Elles se sont rencontrées dans un restaurant de Toronto il y a une dizaine d’années et se sont rapidement trouvées des points communs, à commencer par des origines écossaises mais aussi par une enfance et une adolescence passée entre les disques de leurs parents où l’on trouait en bonne place Neil Young et Dolly Parton … Devenues amies, Brenley McEachern et Lisa McIsaac réuniront leurs voix mais aussi leurs violons et guitares et s’appuieront sur un véritable don d’écriture pour composer des chansons où le folk rejoint l’americana, proposant deux premiers albums enregistrés à Londres sous la direction de John Reynolds et obtenant avec eux leurs premiers galons sur le continent américain tandis que la France s’évertuera à les ignorer. Bien décidé à conjurer le sort, Madison Violet a cette fois enregistré son nouvel effort à la maison avec Les Cooper aux commandes et commence à envahir le vieux continent mais aussi le reste du monde, jouant désormais aussi bien en Australie qu’au Festival de Montreux et même à La Maroquinerie où le groupe assurait la première partie de Ron Sexsmith l’hiver dernier … Depuis, le charme n’en finit plus d’opérer !
Brenley et Lisa ont l’une et l’autre des voix pleines de sensualité et de chaleur et savent retranscrire à merveille toutes les couleurs des longues journées passées dans les campagnes américaines, l’ocre jaune du sable brûlant, le bleu des ciels d’été, le rouge des arbres quand l’automne arrive, le blanc des manteaux de neige ou encore le vert d’un printemps qui revient … Chantant l’amour et les peines qui souvent l’accompagnent, Madison Violet ne tombe pas dans un larmoiement qui deviendrait à la longue fastidieux pour tout le monde mais s’efforce au contraire de ne garder que le côté positif des ses expériences, aussi malheureuses puissent elles être. L’espoir renaît au détour d’un banjo qui crie, d’un violon qui pleure ou d’une contrebasse qui gronde et c’est un assortiment de mélodies finaudes et d’harmonies vocales parfaites que nous proposent les deux divas chez lesquelles on sent poindre à chaque instant toutes les influences des Simon & Garfunkel, Cat Stevens et autres Lucinda Williams ou Dolly Parton. On erre sans jamais une once d’ennui d’un « The Ransom » à un « Small Of My Heart », d’un « Baby In The Black & White » à un « Woodshop » ou encore d’un « Darlin’ » à un « Time And Tide » et ce qui reste au bout du compte est indiscutablement l’envie d’y retourner, de se replonger dans ces mélodies riches et séduisantes, dans cette mélancolie mélodieuse où l’amer sait toujours se tempérer de douceur et de délicatesse. Tout simplement parfait !
|