vendredi, 27 novembre 2009 Lives and Wall (M&O Music – Mosaic Music Distribution – 2009) Durée 51’17 – 11 Titres
http://www.myspace.com/kiplingtheband
Après avoir peaufiné son style au travers de deux maxis, Kipling a fini par trouver la voie qui lui convenait le mieux et a sauté sur l’occasion pour enregistrer son premier album, un ouvrage dans lequel le quintet persévère dans un domaine qui s’apparente au metal mais qui se teinte aussi de beaucoup de mélodie et d’émotions. Nourris d’influences très diverses, Nicolas au chant et à la guitare, Alexandre à la guitare lead, Thibaut à la basse, Sofian à la batterie et Hugo aux claviers se sont retrouvés derrière un amour commun pour des groupes comme Thrice ou Underoath et ont construit leur premier opus comme un concept qui tourne autour d’un unique personnage passé du stade de l’inconnu à celui de la star, un héros qui a réussi à garder la tête froide et qui découvre petit à petit l’envers d’un décor qui va finir par le conduire à son déclin. Un grand classique qui, on l’espère, n’est pas le moins du monde prémonitoire pour ces Rhodaniens pleins de talent …
Que de chemin accompli par Kipling depuis sa naissance en 2007 ! Non contents d’avoir réussi à trouver leur style, les Lyonnais ont en prime réussi à se trouver une véritable couleur, un son unique, et à les mettre en œuvre de fort belle manière sur une rondelle qui n’est à aucun moment en dessous de celles des grosses machines de guerre du rock tant en terme de composition que de réalisation. Professionnel, le mot est lâché, on sent dans « Lives And Walls » la qualité mélodique d’un Muse ou d’un Coldplay mais balancée avec la hargne des Detftones pour en arriver à une véritable perle de metal mélodique comme on les aime, un véritable concentré de rock bourré d’ambiances dans lequel on apprécie le côté urgent de la voix de Nicolas, cette capacité qu’il a de passer d’un chant sobre et délicat à des cris carrément insoutenables, le tout sur un lit de guitare aiguisées capable d’accueillir le plus difficile des fakirs. Et que dire de cet édredon de claviers et de samples ou encore de ce sommier rythmique qui assure la solidité de l’ouvrage ? Régulièrement entrecoupées par des ruptures radicales de style, les petites redondances qui s’installent dans les morceaux les plus longs se font facilement oublier et on salue au bout de la cinquantaine de minutes passée en compagnie de Kipling les soubresauts qui conduisent le personnage principal de « Lives And Wall » au travers de quelques « Ghosts », « Black Eyes Doll », « Heroin » et « Eyes Opened ». Si Rudyard Kipling avait connu ce génial homonyme, il se serait sans doute une fois de plus fendu de son célèbre « Tu seras un homme mon fils », et il n’aurait absolument pas eu tort tant on sent que le groupe est appelé à devenir un modèle pour les autres !
|