Accueil du portail Zicazic.com
European Blues Union


Zicazic on Twitter. Zicazic on Facebook.

Flux RSS ZICAZINE

Qu'est-ce que c'est ?

Accueil

> MENU
 Accueil
 ----------------
 Chroniques CD's
 Concerts
 Interviews
 Dossiers
 ----------------

CAMILLE COUTEAU pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
jeudi, 03 décembre 2009
 

J’ouvre une fenêtre
(Le Saule – 2009) 
Durée 19’23 – 5 Titres
 
http://www.camillecouteau.com
http://www.myspace.com/camillecouteau
 
La chanson française est sa véritable raison d’être et les guitares de Dominique Osawa sont les instruments rêvés pour les porter vers le public, que faudrait il de plus pour que Camille Couteau affiche à la ville un certain optimisme ? Pas grand chose ma foi quand on y pense, peut-être quand même une section rythmique très sobre et quelques instruments complémentaires qui porteraient le tout vers le sommet … Ca tombe bien, on trouve tout ça sur « J’ouvre une fenêtre », tout ça et même un peu plus encore puisque du bandonéon au violon en passant par le violoncelle ou la contrebasse et même par une voix féminine qui lui donne la réplique, ce Parisien qui est aujourd’hui bien décidé à aider sa musique à sortir du cercle trop restreint de sa chambre a mis les petits plats dans les grands pour nous offrir cinq titres qui, indiscutablement, gagnent à être connus !

Des chansons faussement simples pour des messages très élaborés, des mélodies à l’apparence minimaliste mais tellement complexes en réalité qu’on ne s’en rend même plus compte, c’est tout cela à la fois qui se retrouve compulsé sur cet opus sans prétention qui finirait presque, s’il n’était pas si confidentiel, par passer pour une grande œuvre digne de Ferré ou de Dick Annegarn tant son degré d’aboutissement est définitivement indiscutable ! Une voix souvent un peu monotone, presque monocorde par moments, nous sert sans en avoir l’air des trésors d’ingéniosité, des alternances d’Anglais et de Français, de chauds et de froids où plus que des images et des sons, ce sont de véritables émotions qui transparaissent. Trop bref, cet « Agréable voyage » nous emmène donc en toute humilité mais aussi en totale harmonie vers « Un chat que j’ai apprivoisé » ou vers « La fillette des steppes », autant de tableaux intelligemment crayonnés au dos d’un cahier et de poèmes griffonnés sur le coin d’une serviette qui, une fois mis au grand jour grâce à une réalisation maison des plus fidèles à l’esprit général de Camille Couteau, prennent leur véritable dimension. Si le grand public tombe dessus au détour d’une page web ou d’une radio activiste, ça pourrait bien faire un carton …