jeudi, 18 mars 2010 So Many Roads (InsideOut Music – 2010) Durée 63’38 + 78’35 + 70’56 – 7 + 3 + 3 Titres
http://www.nealmorse.com http://www.myspace.com/nealmorse
La cinquantaine approchant, Neal Morse qui affiche une discographie longue comme le bras et diverses contributions dans des domaines plutôt variés s’est senti pousser l’envie d’enregistrer un album live dans lequel il déclinerait des compositions choisies dans le meilleur de ses deux groupes phares, Spock’s Beard qu’il a fondé à la fin des années 90 et Transatlantic qu’il a animé à la fin du dernier millénaire aux côtés des monstres sacrés Mike Portnoy, Roine Stolt et Pete Trewavas, mais aussi des emprunts à sa carrière solo marathon. Le résultat parle de lui-même et demande pas moins de trois CD sur lesquels le chanteur, claviériste et guitariste mais aussi ses complices Elisa Krijgsman (guitare), Henk Doest (claviers), Wilco Van Esschoten (basse), Jessica Koomen (claviers et percussions) et Colin Leijenaar (batterie) ne posent en tout et pour tout que treize titres dont quelques-uns flirtent allègrement avec des durées supérieures à la demi-heure ! Rock progressif, quand tu nous tiens …
Compiler pas moins de vingt années d’inspiration sur un seul et même live, aussi touffu soit il, est un exercice auquel le commun des mortels n’aurait pas forcément réussi à se livrer avec autant de maestria que ne l’a fait Neal Morse et dans le cas précis de « So Many Roads », force est de constater que rien ou presque n’a été oublié. A la manière d’un stock d’explosif dont la stabilité ne serait pas garantie, l’icône Morse nous ramène au grand galop vers des œuvres rapportées de l’ère Spock’s Beard comme « At The End Of The Day » et « Walking On The Wind » mais y intercale judicieusement des chefs d’œuvres piochés chez Transatlantic comme « We All Need Some Light » ou « Stranger In Your Soul » et complète le tout de pièces personnelles comme le controversé « Lifeline » tout droit venu de son dernier effort studio en date ou encore de deux medleys épiques, « Question Mark » et « Testimony ». En réussissant le tour de force de ne jamais connaître le moindre temps mort, « So Many Roads » nous rappelle en plus de trois heures à quel point Neal Morse est un auteur, compositeur et interprète qui ne manque ni de talent, ni d’inspiration. Souvent regardé comme un gourou un peu étrange, l’artiste met de toute façon à chaque fois les pendules à l’heure et réunit tous les amateurs de prog derrière une musique certes un peu complexe mais tellement captivante … A découvrir d’urgence !
|