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KHATSATURJAN pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
vendredi, 16 juillet 2010
 

Disconcerto Grosso
(Musea – 2010) 
Durée 62’58 – 8 Titres

http://www.khatsaturjan.net
http://www.myspace.com/khatsaturjan
http://www.musearecords.com

Ils ont emprunté leur nom à un compositeur classique originaire d’Union Soviétique mais c’est de Finlande que nous arrive ce combo progressif qui présente en 2010 son deuxième album, « Disconcerto Grosso ». Fermement installé dans les seventies avec un son fortement inspiré et des influences allant de Yes à Genesis, Khatsaturjan se veut à la fois symphonique et lyrique et ne ménage aucun de ses effets de manche pour en arriver à une musique qui tire parti des talents individuels d’Atte Kurri aux guitares, claviers et chant, Ikka Saarikivi aux claviers et au chant, Jaakko Koikkalainen à la basse et au chant et Ikka Piispala à la batterie mais aussi d’une très forte cohésion de groupe qui pousse chacun à mettre le travail de tous les autres en valeur. Nouveau fer de lance de la scène progressive finlandaise avec Overhead dont le groupe partage quelques-une des particularités, Khatsaturjan ne manque pas d’arguments pour séduire !

Travaillant sur des bases classiques évidentes, le quartet n’en oublie jamais de réaffirmer conjointement son versant rock et si le mélange des deux racines structurelles de Khatsaturjan nous emmène directement vers des terrains pas toujours très stables sur le papier, le résultat est toujours tellement plein de nuances et de spontanéité que l’on se retrouve rapidement submergé par le charme de tant de savoir-faire ! Quelques guests s’invitent à la fête sur l’ultime titre, « Travels Led By Chance », mais la classe réunie de Matti Muraja au chant lusitanien et au violon et de Tomi Tiittanen aux guitares ne parvient pas à estomper tout le plaisir pris auparavant, que ce soit sur des pièces tirées à quatre épingles comme « A Rhyme Of A Dime », « Present Here And Now » ou « Claims Of ‘No Can Do’ » ou même sur les deux délires épiques à souhait, « Herculean » et « The Tunnel », dont les distances respectives oscillent allègrement entre la quinzaine et la vingtaine de minutes sans pour autant connaître le moindre temps mort. Conjuguant avec beaucoup d’ingéniosité une richesse instrumentale indéniable et des harmonies vocales du plus bel effet, Khatsaturjan a définitivement trouvé sa voie et semble bien décidé à la suivre jusqu’au bout. On ne peut que s’en réjouir !