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CANI ARRABBIATI pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
dimanche, 22 août 2010
 

Opening themes… A tribute
(Musea – 2010) 
Durée 76’46 + 77’42 – 16 + 17 Titres 

http://www.colossus.fi
http://www.myspace.com/colossusprojects
http://www.musearecords.com 
 
Les projets communs au magazine finlandais Colossus et au label français Musea sont aussi nombreux que réguliers et c’est une fois encore avec un projet conceptuel et épique que les deux références ultimes en matière de rock progressif débarquent en force dans nos platines. Après les « Kalevala », les « Spaghetti Epic », les « Treasure Island » et autres « Inferno », c’est cette fois avec « Cani Arrabbiati » que des artistes venus des quatre coins de la planète rendent hommage au cinéma italien dans le sens le plus large du terme, du Giallo au western spaghetti en passant par le film d’horreur et l’intrigue policière. C’est ainsi des compositeurs comme Ennio Morricone mais aussi Luis Enrique Bacalov, Keith Emerson ou Fabio Frizzi qui se voient honorés par l’adaptation de leurs thèmes les plus fameux par pas moins de onze groupes parmi lesquels on compte bien entendu des représentants transalpins mais aussi d’autres venus des contrées nordique ou encore d’Espagne, des Etats Unis ou du Chili. Réarrangés et interprétés dans une veine progressive qui ne s’inspire que des sonorités des seventies et qui fait uniquement appel aux instruments traditionnels de cette époque, les morceaux tirent parti de l’imagination et du talent de groupes comme The Samurai Of Prog, Anima Morte, Kate, Senogul, Marco Lo Muscio, Ozone Player, The Conspirators Of The Occult, John La Forges, Jaime Rosas et Mist Seasons pour emmener l’auditeur vers des terrains aussi attachants qu’inattendus et pour faire des grands thèmes du cinéma italien des années 60 et 70 de nouvelles pièces que l’on pourrait presque croire originales tant elles sont transfigurées, et dans le bon sens du terme en plus. Que l’on soit cinéphile averti, simple amateur de rock progressif ou les deux à la fois, ce nouvel album qui s’inscrit indiscutablement dans la lignée de ses prédécesseurs est tout bonnement incontournable !