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Ecrit par Fred Delforge |
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dimanche, 12 septembre 2010 Seven the hardway (Mascott Records – 2010) Durée 44’40 – 10 Titres
http://www.seventhehardway.net http://www.myspace.com/seventhehardwaymusic
Quintet all stars formé en 2009 dans le Sud de la Californie, Seven The Hardway emprunte son nom au septième album de Pat Benatar publié en 1985 mais évolue pour sa part dans un registre où le rock et le metal se teintent d’influences progressives du plus bel effet. Pour l’initiateur du projet, le guitariste virtuose Tony MacAlpine qui tient en studio la guitare, la basse et les claviers, et pour ses collègues Virgil Donati à la batterie et Mark Boals au chant, le premier défi consistait à trouver une équipe pour se transposer à la scène et c’est en invitant Doug Shreeve à la basse et Stefania Daniel à la guitare qu’ils sont parvenus à le relever, le suivant restant aujourd’hui de retranscrire en live toutes les bonnes choses contenues dans un premier effort éponyme et d’envahir le marché européen durant une tournée de deux mois sur le vieux continent … Nul doute que les fans de chacun des membres fondateurs se reconnaîtront dans cette sympathique invitation qui leur est faite par Seven The Hardway !
Si la guitare volubile et saignante à souhait de Tony MacAlpine est indiscutablement le fil conducteur de cet ouvrage riche et consistant, il ne faut surtout pas faire abstraction de tout le potentiel vocal de Mark Boals qui fait bien plus que de jouer les accompagnateurs de luxe pour au contraire entrer véritablement dans un rôle de frontman qui lui va comme un gant et même prendre parfois la vedette en usant de ses multiples tessitures à la fois changeantes et complémentaires. Passant de morceaux tendus à bloc à d’autres plus atmosphériques voire carrément aériens, Seven The Hardway nous fait faire le grand tour d’un territoire très étendu où le riff contraste avec les arpèges et où les cordes nylon emboîtent parfois le pas à leurs cousines métalliques. On appréciera autant des pièces en acier massif comme « Guilt », « Blame » ou « The Wall » que d’autres plus empreintes de sensualité comme « Where I’m Going », de phrasés novateurs inattendus comme « Happy Ending » ou encore de sonorités lourdes et progressives comme « Good And Evil », ces diverses composantes résumant à l’arrivée assez bien toutes les diversités d’un album qui a pourtant réussi à rester très homogène. La tournée qui évitera bien entendu soigneusement la France réservera de très belles surprises à tous les frontaliers qui feront le déplacement vers la Belgique ou encore la Suisse … En attendant que notre pays se donne enfin les moyens de diversifier sa culture autrement que sur album !
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