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KAOLIN pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
samedi, 06 novembre 2010
 

Kaolin
(Cinq7 – Wagram Music – 2010) 
Durée 53’56 – 12 Titres

http://www.kaolinmusic.com
http://www.myspace.com/kaolinmusic

Quatre années après le succès de « Sauver les couleurs », Kaolin n’a rien perdu de sa fougue et de sa joie de vivre et si une centaine de milliers d’exemplaires vendue dans toute la France aurait pu pousser ces Auvergnats à mettre la charrue avant les bœufs et à surfer un peu trop prestement sur la vague qu’ils avaient eux-mêmes fait démarrer, ils ont au contraire fait le pari de prendre leur temps pour se ressourcer et ainsi encore mieux rebondir avec leur nouvel album, le quatrième en date. Une dizaine d’années après sa création, Kaolin revient donc avec un effort bien décidé à brouiller les pistes et à faire tomber l’étiquette de post rockers intellos que l’on avait peut-être prématurément collée à Guillaume Cantillon (chant et guitare), Ludwig Martins (guitare), Julien Cantillon (guitare), Vivien Bouchet (basse) et Olivier Valty (batterie). Fermement attaché à la langue de ses ancêtres et bien décidé à emmener le public un peu plus loin avec une douzaine de titres qui donne envie d’adhérer au projet sans aucune restriction, Kaolin persiste et signe dans la voie d’un rock français de qualité !

Sans doute le plus varié à ce jour, ce nouvel effort éponyme du combo de Montluçon multiplie non seulement les sujets abordés mais aussi les couleurs musicales utilisées pour les mettre en valeur, s’embarquant avec toujours une bonne dose de second degré vers des histoires où l’amour et les sentiments finissent souvent pas se casser le nez de manière plus ou moins délicate et où les influences partent un peu dans tous les sens avec des cavalcades vers la chanson, le funk et la soul mais avec également le même bagage rock pour faire que l’on finit toujours par retrouver ses repères. Que l’on se dirige du côté des Rolling Stones ou au contraire que l’on parte vers des accents empruntés à James Brown, jamais Koalin ne renonce à son originalité et surtout à sa griffe très personnelle et d’un « On s’en va » à un « C’est mieux comme ça », c’est toute la panoplie des « Bang Bang », « Petite peste », « Shanana » et autres « Tu m’emmerdes » qui fait monter encore d’un cran l’intensité et cette chaleur moite et quelque peu sensuelle qui n’en finissent plus de se dégager d’un ouvrage sorti juste avant l’automne et porté depuis par son single « Crois-moi ». La route confirmera sans aucune difficulté le grand renouveau d’une formation dynamique qui a su attendre le bon moment pour revenir en fanfare sur le devant de la scène !