|
Ecrit par Fred Delforge |
|
|
|
dimanche, 28 novembre 2010 Sound awake (Columbia – Sony Music – 2009) Durée 72’03 – 11 Titres
http://www.karnivool.com.au http://www.myspace.com/karnivool
Une douzaine d’années après sa création à Perth, Australie, Karnivool est parvenu à faire son trou aux quatre coins du monde avec une musique intelligemment installée à la croisée des chemins qui conduisent au metal d’une part et au rock progressif de l’autre avec en prime un petit côté très actuel qui n’est jamais pour déplaire aux plus jeunes. Débarqués en France avec un premier album passé pratiquement inaperçu en 2007, Ian Kenny au chant, Drew Goddard et Mark Hosking aux guitares, Jon Stockman à la basse et Steve Judd à la batterie n’en ont pas moins décroché quelques belles récompenses de l’autre côté du globe et c’est riche de plusieurs tournées en bonne compagnie que le quintet nous revient sur une major avec un nouvel album, « Sound Awake ». De quoi se donner les moyens de débarquer en force sur le vieux continent avec une véritable tournée qui sillonnera essentiellement l’Allemagne et l’Angleterre mais qui passera quand même par la France pour une seule toute petite date à La Boule Noire le 3 décembre prochain.
Ils ont réussi à réaffirmer leur personnalité depuis la sortie de « Themata » et c’est aujourd’hui un groupe au meilleur de sa forme et au sommet de son art qui nous propose une musique complexe mais claire, une musique qui mise au moins autant sur l’efficacité du rendu que sur les exigences techniques du contenu. Avec de vrais couplets et de vrais refrains, les morceaux majoritairement longs de « Sound Awake » n’en sont pas moins des pièces d’orfèvrerie que l’on peut fredonner presque partout et même pourquoi pas jusque sous la douche, signe que si l’on en prend quand même pour son grade au fur et à mesure que les « Goliath », « Set Fire To The Hive », « The Caudal Lure » et autres « Illumine » défilent dans la platine, jamais Karnivool n’est tenté de pêcher par excès de prétention et de nous livrer des pièces trop insipides pour être décemment savourées. Mélange de sensations diverses et complémentaires, « Sound Awake » se trouve une place fort judicieusement intercalée entre la musique destinée aux brutes épaisses et celle qui s’adresse plus ouvertement aux amateurs de masturbation cérébrale intensive et si ce fort long ouvrage se termine par deux titres épiques de plus de dix minutes chacun, jamais on ne s’ennuie à l’écoute d’une œuvre qui a su mélanger avec un réel talent les côtés progressifs aux aspects plus instantanés. A confirmer en live !
|