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CLOVERSEEDS pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
jeudi, 09 décembre 2010
 

The opening
(The Laser’s Edge – 2010) 
Durée 45’12 – 9 Titres 

http://www.myspace.com/cloverseeds

Après deux premiers maxis publiés sous le nom de Jellyfish, les Clermontois de CloverSeeds sont rapidement passés à la vitesse supérieure et c’est en emmenant le public dans un délire des plus sophistiqués où se mélangent mélodies progressives et riffs tirés au cordeau que le quintet s’est fendu en 2008 d’un premier album, « Innocence », plutôt bien accueilli par les médias et par les auditeurs puisque deux ans plus tard, il est non seulement épuisé mais en prime rattrapé par un nouvel effort qui devrait plaire aux fans les plus exigeants. Pour Ced Oléon au chant, Pierre Librini et Fabrice Jacquet aux guitares, Steph Barrier à la basse et Chris Bodin à la batterie, il semblait naturel d’aller encore et toujours de l’avant et c’est en s’ouvrant au plus large avec une création qui s’étend d’Anathema à Porcupine Tree en passant Marillion que CloverSeeds nous fait le coup de la bonne nouvelle avec « The Opening ». Chaud devant !

Avec ses accents psychédéliques et son côté un peu allumé, ce nouvel effort des Auvergnats s’en va directement à la rencontre de son public de prédilection mais c’est en multipliant les nuances et sans jamais jouer la facilité que « The Opening » gagne un à un ses galons, dépassant de la tête et des épaules le simple stade de l’album de rock progressif pour aller se perdre dans des domaines très vastes. La voix délicate et sensuelle, les guitares qui se complètent et se rattrapent avec une réelle ingéniosité, la rythmique finement ciselée et la production fouillée de l’ouvrage font que chaque note, chaque silence de CloverSeeds devient rapidement un véritable moment de bonheur, de plénitude … De l’excellent « Over Camellia » qui ouvre l’album jusqu’au non moins brillant « Enough » qui le referme, on traverse sur différents accents les « Flowers », « Brand New Day », « Calling Me Down » et autres « For Those … » en gardant à l’esprit les nombreuses influences déjà citées mais aussi et surtout cette volonté d’originalité qui semble être une des préoccupations majeures d’un groupe qui a su se donner les moyens d’enregistrer un très bon album. Un coup de mastering assuré par Bob Katz en personne pour mieux enjoliver les choses et voilà « The Opening » équipé pour aller se frotter au reste d’une production qui se densifie traditionnellement à l’approche de l’hiver. De quoi réchauffer très avantageusement l’atmosphère !