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SOFAÏ & THE SWEET TALKERS pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
dimanche, 02 janvier 2011
 

Let the good times roll
(UCS – 2010) 
Durée 39’00 – 11 Titres

http://www.sofai.net
http://www.myspace.com/sofaiband

Elle a découvert la musique à six ans grâce à Elvis Presley et au film « Jailhouse Rock » avant de succomber deux ans plus tard à la voix de Bon Scott et aux guitares des frangins Young pour finir par se convertir à Bruce Springsteen à douze ans et par tomber tout naturellement dans un grand creuset où mijotent désormais ses influences venues du blues, de la folk et bien évidemment du rock. Entre temps Sofaï aura connu les galères de la scène indépendante mais aussi les joies des concerts, que ce soit avec son premier groupe pro, Backstreets, ou encore en solo avec sa guitare sur les premières parties de Beverly Jo Scott ou de Deborah Coleman. Un premier album où le français avait encore une place de choix, une équipe de fidèles musiciens qui deviendront au fil du temps The Sweet Talkers avec Renaud Louis-Servais aux guitares, Philippe Létang à la basse et Alain Bidot-Naude à la batterie et revoilà bientôt Sofaï avec un deuxième album cette fois radicalement tourné vers la langue de Janis Joplin avec à l’intérieur de très belles compositions personnelles mais aussi de prestigieuses collaborations …

Parvenir à réunir sur un seul et même ouvrage des compositions estampillées du sceau de brillants auteurs tels que Daniel Lavoie, Slim Batteux, Al Sanders et Elliott Murphy, nombreux sont les artistes à ne même pas oser en rêver, surtout quand on sait que le premier concert de Sofaï à l’adolescence était celui de Bruce Springsteen et du E Street Band avec aux côtés du Boss un certain … Elliott Murphy ! En seulement dix chansons et une bonus track, la charmeuse nous fait découvrir non seulement le grain chaud et coloré de sa voix mais aussi son jeux de guitare et le fait de la plus belle des manières sur des morceaux de grande qualité où l’on sent des influences multiples allant de Joni Mitchell à Creedence Clearwater Revival en passant par Crosby, Stills & Nash ou bien entendu Johnny Cash. Un violon, des claviers, un banjo, une mandoline ou simplement un harmonica pour finir d’emballer les notes de la plus séduisante des manières et voilà Sofaï qui déroule sous nos pieds un gigantesque tapis rouge de près de quarante minutes durant lesquelles on ne sent à aucun moment poindre ne serait ce qu’une seconde de lassitude tant les « Call Of Freedom », « All Of My Love Wasn’t Enough » et autres « Let The Dream Come True » sont empreints de sensualité, de lyrisme et d’un délicieux mélange de finesse et de force. Avec un album qui va droit à l’essentiel et qui s’attache à chaque instant à mettre en avant des guitares sobres et efficaces et une voix taillée sur mesure pour ce genre de musique, Sofaï signe là un ouvrage définitivement appelé à laisser le bon temps rouler … Attention, croiser « Let The Good Times Roll » au détour d’une platine risque fort de vous faire devenir fan de Sofaï et de vous pousser à faire des kilomètres pour aller la découvrir dans un exercice qui lui sied comme un gant, le live ! On vous aura prévenus …