mardi, 08 février 2011 A qui veut l’entendre … (Autoproduction – 2011) Durée 44’02 – 12 Titres
http://www.kandid-music.com http://www.myspace.com/kandidmusic
Quatre années passées à Manchester auront permis à Nicolas Driot de faire naître dans son esprit prolixe Kandid, un personnage dans lequel il entrerait pleinement pour passer à la scène et avec lequel il transporterait des chansons dans lesquelles le folk et la pop teinteraient délicatement l’ensemble … De retour dans l’hexagone fin 2003, l’artiste mettra en boite de brefs « Premiers pas » qui lui permettront de flirter avec le public sur quatre centaines de dates dont certaines données en première partie de Miossec, La Rue Kétanou, Louis Bertignac ou encore Raphaël, Kandid s’exportant même jusqu’en Chine pour mieux diversifier son terrain de jeu. Auteur pour d’autres comme Clara Oleg ou encore Alipays, l’artiste qui a remporté en 2010 le concours « En Français dans le texte » propose chez Discograph un maxi de seulement trois titres mais s’attache aussi et surtout à défendre son premier véritable album autoproduit enregistré en 2008, un ouvrage qui cherche toujours sa véritable distribution … Avis aux amateurs !
La voix délicieusement fragile et le verbe clair de Kandid transportent directement l’auditeur dans un monde à part, un univers tapissé de sensualité et meublé de rimes toujours très riches où les orchestrations sont reines et où les arrangements en sont naturellement les dauphins. Réalisé par Christophe Darlot, le pianiste d’Aldebert, « A qui veut l’entendre … » se laisse envahir par les ivoires mais aussi par les cordes et nous glisse à l’oreille des titres tantôt forts, tantôt plus légers, des chansons faites de premiers mais aussi de seconds degrés dans lesquelles on trouve les clés pour pénétrer un peu plus loin dans l’âme d’un artiste qui a les arguments pour convaincre mais à qui il manque encore les moyens de le faire à grande échelle. Rejoint par nombre de musiciens et même par Aldebert lui-même sur un album qui reste pourtant très personnel et qui s’attarde régulièrement sur des thèmes tels que la solitude ou plus précisément l’absence, Kandid s’installe à « La place du mort » et nous présente avec un réel talent « La comptine de l’araignée », « Nos renaissances », « Sous ton pull » ou encore « Quand j’serai grand », des titres qu’il offre emballés dans de la soie musicale avec une infinie délicatesse « A qui veut l’entendre … ». Passer à côté de Kandid sans le remarquer serait une grave erreur !
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