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KABBALAH pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
samedi, 26 février 2011
 

Boxes, bagels & éléphants
(La Mesòn – L’Autre Distribution – Absilone – 2011) 
Durée 41’03 – 12 Titres 

http://www.kabbalah-music.net
http://www.myspace.com/kabmusic

Ils viennent de Marseille et bousculent une musique dans laquelle les influences klezmer se laissent rattraper par le jazz, l’electro, le rock, le raï et la pop, pas de quoi en faire tout un plat si ce n’est que la première rencontre avec Kabbalah est souvent synonyme grosse révélation pour le commun des mortels. En Russe, en Yiddish ou en Anglais, à cordes, à vents ou à force de percussions, le quintet s’attache à chaque instant à se poser là où l’on ne l’attend pas et cette toute nouvelle galette nous confirme que les cinq dernières années passées en live sur plus de trois centaines de concerts ont donné à Stef Galeski, Uliphant2000, Anakin Startseva, Pat2bass et Luigi El Gatto, les cinq multi-instrumentistes qui se partagent pas moins de quinze instruments en plus des trois langues, les arguments nécessaires pour donner un successeur à « Shlomo », leur précédent effort paru en 2008.

C’est en sortant une fois encore l’artillerie lourde que Kabbalah revient à la charge et si ces « Boxes, Bagels & Elephants » sont bien décidés à tout renverser sur leur passage, au moins les cinq complices se sont ils donnés les moyens de réaliser le rouleau compresseur parfait qui ne laissera rien intact derrière lui. Véritable Attila du folk-rock klezmer, le combo massaliote y va de ses délires les plus ultimes pour bien faire entendre à qui de droit que la musique qu’il joue est unique en son genre et foncièrement anticonformiste non seulement par sa structure même mais en plus par son contenu et on passe sans ménagement par tout un éventail de sonorités capable de faire frétiller jusqu’au plus hermétique des auditeurs, les « Love Shnorer », « Papir Iz Dokh Vays », « No I.D. » et autres « Der Bosfor » se montrant tellement imprévisibles que l’on ne peut à aucun moment se protéger efficacement de leur invasion. Le seul moyen de ne pas céder au charme de « Boxes, Bagels & Elephants » est sans doute de ne pas le glisser dans la platine mais Kabbalah a été tellement sournois que la pochette est elle aussi une véritable invitation à la découverte … Une seule issue donc, fermez les yeux et bouchez vous les oreilles, mais vous êtes alors certains de manquer quelque chose de grand !