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COTTON BELLY’S pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
dimanche, 13 mars 2011
 

Black brown and white
(Autoproduction – 2011)
Durée 22’27 – 5 Titres
 
http://www.cottonbellys.com
http://www.myspace.com/cottonbellys

Un peu plus de trois années se sont écoulées depuis que les Cotton Belly’s ont remporté quelques-uns des prix les plus convoités lors du Tremplin Blues-sur-Seine et on mesure déjà le chemin parcouru avec à la clef quelques belles prestations dans des endroits prestigieux comme le FestiBlues International de Montréal ou encore sur la Scène Blues des Rendez-Vous de l’Erdre dont ils se sont également adjugés le tremplin mais aussi avec quelques changements au niveau d’un line up qui a conduit le combo francilien à s’étoffer et à laisser entrer un peu d’électricité dans un style qui se voulait pourtant à l’origine délibérément acoustique. A l’heure où l’on attendait un nouvel album de compositions de la part de Yann Malek au chant et à l’harmonica, Michel Descamps à la guitare, Christophe Etienne à la basse, et Romain Pamart à la batterie, c’est avec une rondelle faite de cinq reprises qu’on les retrouve, une sorte de témoignage plutôt fidèle de ce que ces quatre jeunes gens pleins d’expérience peuvent offrir quand ils se retrouvent à la scène …

Sans véritablement rien apporter de plus à une œuvre déjà marquée par quelques ouvrages plutôt réussis, cette nouvelle livraison des Cotton Belly’s a pourtant le mérite de séduire par la qualité de ses interprétations mais aussi par celle de son enregistrement et c’est sans se mettre la pression que ces braves garçons au look délicieusement rural se sont empressés de revoir à leur propre manière cinq grands classiques en leur apportant non seulement tout leur talent mais aussi et surtout une grande part de leur personnalité. C’est donc sans bouder le moins du monde son plaisir que l’on retrouve la voix chaude et colorée de Yann et son harmonica virevoltant sur des classiques parmi les classiques comme « If You Let A Man Kick You Once », « Ain’t Nobody’s Business », « Saint James Infirmary » ou encore « Key To The Highway », la rondelle adoptant pour titre celui d’un morceau de Big Bill Broonzy que le groupe reprend depuis ses origines, l’inénarrable « Black Brown And White » qui lui colle tant et si bien à la peau que l’on jurerait presque qu’il a été écrit spécialement pour lui. Quelques belles démonstrations de guitare et de dobro, une rythmique solide, efficace et motivée, du plaisir qui transpire par tous les pores de la galette … Attention, les Cotton Belly’s sont de retour dans les platines et ça donne forcément envie d’aller les retrouver en live, ça tombe bien il y a matière à se réjouir en regardant leur agenda !