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Ecrit par Fred Delforge |
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vendredi, 13 mai 2011 Some strange heavy sound (Brennus Music – 2011) Durée 45’18 – 8 Titres
http://www.superscream.com http://www.myspace.com/superscreammusic
C’est bien décidé à mélanger diverses influences allant du metal progressif jusqu’aux musiques du monde que Superscream a vu le jour en 2009 du côté de Rouen et c’est convaincu que le style qu’il allait contribuer à inventer ne manquerait pas d’intérêt que le guitariste Phil Vermont s’est attaché à créer une équipe capable de le suivre dans cette direction, Eric Pariche acceptant de venir adjoindre sa voix si particulière au projet et de l’accompagner non seulement sur l’album mais aussi à la scène où le line up est aujourd’hui différent de celui qui a contribué à l’enregistrement de « Some Strange Heavy Sound ». Complexe et métissée mais aussi changeante et inattendue, la musique de Superscream n’ambitionne rien d’autre que le fait de pouvoir partager le cri qui tue avec un public ouvert capable aussi bien de s’émouvoir en rencontrant une touche de flamenco qu’un flow venu du rap au beau milieu de titres dont les structures metal sont incontestablement solides.
C’est un premier album bourré d’audace et rempli de bonnes choses que nous proposent les Normands, un ouvrage dont on ne se relève pas si facilement tant les rencontres que l’on y fait sont surprenantes et parfois violentes, les vieux relents venus aussi bien d’Iron Maiden que de Rush, de Pantera ou bien évidemment de Dream Theater se télescopant et finissant par se rejoindre dans un creuset bouillonnant où on laisse à l’occasion un grain de folie prendre part à l’assemblage, la bossa et le hip hop finissant contre toute attente par trouver une place privilégiée au milieu de titres parfois speed, parfois trash, parfois tout simplement metal. Porté par des guitares qui n’hésitent jamais à en faire beaucoup, « Some Strange Heavy Sound » n’en est pas moins un ouvrage dans lequel les voix sont une des pièces maîtresses et c’est en s’appuyant sur un organe capable d’aller particulièrement loin des deux côtés de l’échelle des sonorités que Superscream nous assène ses « Metal Sickness », « Point Of No Return », « Blind Justice » et autres « Fool Souls » de si belle manière que l’on se retrouve un genou à terre bien avant la fin de l’ouvrage. S’il y a des groupes qui trouvent naturellement leur voie, Superscream est indiscutablement un de ceux là ! Bon sang ne saurait mentir …
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