mardi, 01 novembre 2011
Sunny side up (EMI – 2011) Durée 43’31 – 14 Titres http://www.slow-joe.com http://www.myspace.com/slowjoethegingeraccident 
Tout le monde ou presque a entendu parler de Slow Joe, ce chanteur des rues de Goa à la fois solitaire, vagabond et crooner qui a un jour croisé le jeune Cédric de la Chapelle, musicien lyonnais de passage en Inde … Le choc est immédiat, le premier un brin cabot pousse la chansonnette pour le second qui l’enregistre sur son minidisc et qui commence à échafauder des plans machiavéliques, imaginant un projet à la fois bluesy et pop reposant sur une voix atypique, pas toujours vraiment juste mais charmeuse à souhait … De retour à Lyon en septembre 2007, Cédric forme un quartet, The Ginger Accident, et commence à composer pour les chansons de Slow Joe qu’il enregistre en posant dessus les voix mises en boite en Inde quelques mois plus tôt, donnant naissance à un premier maxi virtuel qui deux années plus tard prendra véritablement une forme réelle puisque le presque septuagénaire rejoindra ses jeunes complices et deviendra la Découverte des Transmusicales 2009 ! Encore deux années passeront avant que Slow Joe & The Ginger Accident ne s’offrent enfin un véritable premier album tombé dans les bacs à l’automne, au beau milieu d’une tournée Française de deux mois … Qu’il s’essaie une fois encore à jouer les crooners sur des ballades pleines de sensualité ou qu’il se paie le luxe de glisser dans le bon vieux rock comme on le faisait jadis, de s’essayer à la pop enivrante ou même de se fendre d’une démonstration de human beat box, Slow Joe parvient à chaque fois à séduire par cette chaleur lyrique qui est installée au plus profond de lui, cette couleur de voix qui s’installe d’elle-même entre le sépia et le pastel et qui se laisse porter par des instrumentations carrément débridées que ses jeunes complices servent avec une spontanéité impressionnante. Partagé entre deux époques mais aussi entre quelques générations, au moins trois ou quatre, l’auditeur se laisse installer dans ce « Sunny Side Up » par le maître de cérémonie en personne et papillonne d’un rock vintage costaud du genre « Money Mama » ou « When Are You Comin’ Home » à des douceurs formidablement soul comme « Cover Me Over » ou « « So Many Dreams » en improvisant quelques virages nettement marqués sur la pop classieuse d’une « Brunette Blonde », sur un a-capela fort intéressant comme « Just One Touch » ou encore sur un standard hindi revu et corrigé à la mode Ginger Accident, « Ab Kahan Jayen Hum ». Parvenu à retranscrire sur album toutes les diversités et toutes les complémentarités de la voix de Slow Joe, « Sunny Side Up » ravivera l’image de ce personnage unique en son genre dans la mémoire de tous ceux qui l’ont déjà croisé et risque bien en même temps de susciter quelques envies d’aller le (re-)découvrir en live ! Tout simplement géant … |