jeudi, 29 décembre 2011
N’oublie jamais rien (Autoproduction – 2011) Durée 17’58 – 4 Titres http://www.chiensandalous.com http://www.myspace.com/chiensandalous 
Formé en 2007, ce quintet parisien n’a depuis cessé d’aboyer son rock costaud et efficace à qui voulait bien l’entendre et c’est dans des salles comme La Scène Bastille, l’Abracadabar, Le Klub ou l’Espace B que ses morsures ont laissé autant de traces dans les chairs que dans les esprits devenus instantanément enragés au contact des rythmiques bien explosives et des riffs travaillés avec soin que distillent Tom au chant, Yo et Oliv aux guitares, Womé à la basse et Jérôme à la batterie. Un premier EP sorti en 2009 avait tranquillement permis à Chiens Andalous de poser ses premiers jalons dans le paysage rock national, l’année suivante aura été l’occasion d’enfoncer le clou encore un peu plus en enregistrant cette nouvelle galette, EP elle aussi, mais avec cette fois simplement quatre titres, histoire d’aller droit à l’essentiel et de mettre un maximum d’énergie et de folie dans un minimum de place … Du Français écrit avec une certaine sincérité et chanté avec une voix capable de changer de couleur et de passer avec une réelle aisance d’un registre à l’autre, une paire de guitares qui s’entend carrément bien et qui emmène ses accords jusque dans des endroits plutôt originaux, une section rythmique qui scotche solidement le tout à la scène et même des arrangements de cordes bien pensés sur le dernier des quatre morceaux, le plus torturé et le plus surprenant, « N’oublie jamais rien » a fait le pari d’emmener ces Chiens Andalous sur un terrain plein de creux et de bosses, celui d’un rock qui ne se regarde pas le nombril et qui s’attache à aller au plus loin de son imagination. Panachant leurs morceaux de passages violents mais aussi de parties plus délicates, aux limites de la pop par moments, les cinq complices nous délivrent une potion pleine de vitamines et proposent des escales bien choisies comme « Rêve errant » ou « Les fleurs du mal » lors un voyage qui ne dure qu’un peu plus d’un gros quart d’heure mais qui parvient à emmener le public très loin ! Pas besoin de muselière, ces chiens là gueulent fort mais ne mordent pas, ou alors seulement pour la bonne cause … |