jeudi, 26 janvier 2012
Can be late (Polydor – Universal Music – 2012) Durée 44’23 – 14 Titres http://www.skiptheuse.com http://www.myspace.com/skiptheuse 
Formé en 2007 autour de son chanteur Mat Bastard, transfuge de Carving, Skip The Use est parvenu à faire rapidement parler de lui bien plus loin que Lille dont le groupe est originaire grâce à une énergie impressionnante et au charisme d’un frontman qui prend le public au creux de sa main et qui en fait exactement ce qu’il veut dès lors qu’il est sur scène. Fait pour les planches, le quintet où l’on remarque Yann Stefani aux guitares, François à la basse, Lionel aux claviers et Maxime à la batterie ne tardera pas à se faire une solide réputation et c’est en remportant son premier tremplin qu’il se retrouvera au Portugal pour y assurer la première partie de Bob Dylan et de Rage Against The Machine … Croisé sur la dernière tournée Trust où le groupe chauffait les salles à blanc avant les concerts, Skip The Use a fait son bonhomme de chemin jusqu’à se faire remarquer par Polydor au Printemps de Bourges, l’occasion rêvée de sortir enfin en 2012 un premier album attendu par des fans avides de la fusion metal pop punk que distille le band avec une réelle ingéniosité ! Prenez un groove que l’on appellera, osons le terme, disco. Ajoutez-y un riff bien rock et une ligne de chant définitivement punk … Pas de doute, c’est bien Skip The Use qui vient de s’inviter dans la platine ! Coutumier du fait quand il est question de surprendre le public, le quintet lillois a une fois encore sorti l’artillerie lourde et n’hésite pas à en faire usage pour mener à bien une attaque en règle de la scène avec pas moins de quatorze titres qui nous transportent de David Bowie à Dick Dale en passant par les Stooges et tant d’autres encore. Rejoint à l’occasion par une chorale, Skip The Use multiplie les effets de style et balance sans crier gare autour de trois titres rescapés de son précédent maxi et réenregistrés pour l’occasion pas moins de onze nouvelles bombes, des tubes en puissance comme « People In The Shadow », « Do It Again », « Fallin’ » ou « Darkness Paradise » appelés à mettre en effervescence toutes les salles dans lesquelles le groupe se produira lors d’une énorme tournée à venir. Littéralement porté par des mélodies épileptiques où les guitares se tapissent de claviers et de machines et où les rythmiques se font explosives, Matt Bastard confirme qu’il est bel et bien un des chanteurs les plus impressionnants de la nouvelle scène rock, un croisement d’Iggy Pop et de Mick Jagger avec juste une petite pointe de couleur et un je ne sais quoi de Philippe Katerine en plus, et qu’il n’est pas prêt le moins du monde à tempérer ses ardeurs les plus folles avant d’avoir réussi à rassembler tout le monde, rockers et clubbers, autour de la même scène. Produit par l’incontournable Manu Guiot, créateur du son de Skip The Use, « Can Be Late » se termine en feu d’artifice, un peu à l’image des concerts du groupe, par l’hymne indispensable du quintet, « Bastard Song ». La mise à feu est annoncée pour le 6 février et à partir de ce jour, vous ne regarderez plus le rock avec les mêmes yeux … Prêt à parier ? |