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CRYINGSTONE pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
samedi, 18 février 2012
 

Trombone et coton tige
(Autoproduction – 2010) 
Durée 31’44 – 6 Titres

http://www.cryingstone.com

Réunis à la suite d’un concert donné au début de l’été 2006, les quatre membres de Cryingstone viennent de divers horizons musicaux mais ont tenté l’expérience de faire la somme de leurs différences et de leurs influences pour proposer quelque chose de nouveau … Et ça fonctionne plutôt bien puisque seulement deux ans plus tard, Vince, Will, Chris et Clay qui se partagent grosso modo tous les instruments se retrouvaient invités à venir de leur Normandie jusque sur la scène du New Morning à Paris où ils disputaient la demi-finale du tremplin Emergenza, l’occasion rêvée de se faire remarquer par un autre public, même si l’on connaît trop bien les limites de ce genre de manifestation où celui qui franchit les paliers successifs est avant tout celui qui le plus d’amis dans la salle et pas forcément le plus de talent. Le pied à l’étrier, Cryingstone passera légitimement l’année 2009 à donner des concerts avant de se pencher sur un premier album mis en boite avec l’aide de leur ami Mr Ob …

Preuve par l’exemple que l’on peut faire des belles choses avec peu de moyens mais beaucoup d’idées et un poil d’humour, « Trombone et coton tiges » est un de ces albums de rock qui ne s’embarrassent pas de questions inutiles et qui panachent avec un sens pointu de la mélodie la pop, le rock, l’electro et même la chanson, confirmant s’il le fallait encore que mettre un piano, des machines, des guitares et des samples sur le même album n’est pas forcément une hérésie, loin de là. Dopées aux amphétamines ou au contraire beaucoup plus tempérées, les compositions prennent leur temps pour délivrer des messages forts et des sentiments vrais, parvenant à chaque fois à attirer l’oreille exactement là où elles le veulent et trouvant en permanence le ton le plus approprié pour mettre en valeur des textes travaillés dans le sens de la longueur. D’une « Emotion » à un « Espoir », il ne faut pas beaucoup plus d’une trentaine de minutes pour partager des titres qui tiennent la route et qui insistent sur toutes les complémentarités d’un groupe qui n’en manque pas, des titres comme « Terre de révolution » ou « Attraction terrestre » et d’autres comme « Pas d’ici » et « En rond » que l’on adopte sans trop se demander pourquoi tant ils semblent faits pour convaincre et pour plaire … C’est aussi ça le talent de Cryingstone, savoir exactement restituer en studio toute l’énergie et toute l’imagination que le quartet a à la scène !