Accueil du portail Zicazic.com
European Blues Union


Zicazic on Twitter. Zicazic on Facebook.

Flux RSS ZICAZINE

Qu'est-ce que c'est ?

Accueil

> MENU
 Accueil
 ----------------
 Chroniques CD's
 Concerts
 Interviews
 Dossiers
 ----------------

CHEMAKO pdf print E-mail
Ecrit par Fred Delforge  
samedi, 30 juin 2012
 

Chemako
(Ultrasound – 2012)
Durée 47’18 – 11 Titres

http://www.chemako.com

Ils sont issus de différentes cultures musicales mais ça rend le blues de ces Italiens encore plus intéressant, chacun des quatre musiciens qui compose Chemako mais aussi chacun de leurs invités apportant sa propre couleur, sa propre sensibilité à un groupe dont les fondations rythmiques ont été posées en 1993 par le bassiste Roberto Re et le batteur Stefano Bertolotti. Rejoint par les guitaristes Gianfranco ‘French’ Scala et Marcello Milanese, ce dernier possédant une voix particulièrement intéressante, Chemako a ainsi souvent joué le rôle du support band pour des pointures américaines comme Guy Davis ou Eric Bibb et a collaboré à des enregistrements pour les Blind Boys Of Alabama et Charlie Musselwhite, preuve s’il en fallait encore que les quatre garçons s’y connaissant pour ce qui est de jouer un blues riche et soigné ! Pour son tout nouvel album éponyme, Chemako n’a pas lésiné sur la quantité de bonnes choses à nous proposer …

Des accords un peu rustiques du banjo et du ukulélé aux sonorités plus luxueuses venues du bugle, Chemako n’hésite pas à varier les plaisirs, partageant qui plus est le chant de ses titres entre de nombreux vocalistes, tant féminins que masculins d’ailleurs puisque outre Marcello Milanese, on croise Shan Kowert, Jimmy Ragazzon, Debbi Walton, Angelica Depaoli, Gayla Drake, Annie Acton ou encore Martell Walton venus apporter des cachets qui vont de la folk au jazz avec de temps à autres de beaux relents country ou soul voire même carrément pop. En une dizaine de pièces originales soigneusement écrites, Chemako emprunte une voie originale pour se promener sur la route du blues, ou plus précisément de ses blues mais aussi de l’americana, le groupe surprenant presque autant qu’il charme avec des morceaux comme « Red Diamond Train », « Lost My Way », « Dry Your Tears » ou encore « The Ocean Song » et s’offrant même pour la fine bouche une reprise à contre courant en proposant une relecture plus que charmante du « All Things Must Pass » empruntée au répertoire post Beatles de George Harrison. Un ouvrage qui s’adresse aux amoureux de toutes les musiques américaines, sans aucune restriction de style !