Funeral fund

(Autoproduction – 2026)  

Durée 36’52 – 12 Titres 

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Dès ses premiers pas en 2021, Dismiss s’est imposé comme l’un des groupes les plus électrisants de la scène rock grecque. Formé à Athènes, le quintet a très vite trouvé sa signature avec un mélange incendiaire de nostalgie rock 70’s, de déflagrations punk, et d’un sens mélodique hérité du rock alternatif des années 2000. Une formule simple en apparence, mais redoutablement efficace, qui transforme chacun de leurs concerts en un déluge d’énergie brute.

Le groupe avance avec une détermination rare. Sa réputation s’est construite sur scène, là où leur rock & roll prend toute son ampleur, riffs nerveux, attitude sans fard, urgence permanente. Dismiss ne triche pas. Les musiciens jouent comme si chaque concert était le premier… et le dernier. Cette intensité leur a ouvert les portes de l’international, notamment au Royaume‑Uni où ils s’apprêtent à effectuer une deuxième tournée, certes courte avec seulement cinq dates, mais symbolique d’une trajectoire ascendante qui ne demande qu’à exploser.

A l’aube de 2026, alors que leur premier album voit enfin le jour, Dismiss apparaît comme un groupe prêt à passer la vitesse supérieure. Son credo, avancer plein gaz, sans calcul, sans compromis. Un rock de conviction, de tripes, de sueur.

Avec « Funeral Fund », Dismiss signe un premier album qui ne cherche pas à séduire mais qui au contraire s’impose. Douze titres, zéro temps mort, une production qui laisse respirer les guitares et rugir les voix. Le disque sonne comme l’uppercut d’un groupe qui veut remettre le rock dans la rue, dans les bars, dans les mains de ceux qui n’ont jamais cessé d’y croire.

Le morceau d’ouverture, choisi comme titre phare, donne immédiatement le ton. « I Wanna Stay In The City » déboule avec une énergie qui rappelle les premiers Guns N’ Roses, riffs tranchants, groove urbain, voix éraillée mais mélodique. On y retrouve cette tension électrique propre aux groupes qui jouent comme s’ils étaient encore dans un garage, mais avec une maîtrise qui trahit des heures de scène. C’est un titre qui sent la nuit, les néons, les trottoirs humides, l’envie de rester dehors parce que la ville pulse plus fort que le sommeil. Un choix d’ouverture parfait.

Sorti en single mi-mai, « I Need » montre une autre facette du groupe, plus mélodique, plus émotionnelle, mais toujours portée par cette urgence qui les caractérise. Le morceau avance comme une confession sous tension, un rock moderne qui ne renie jamais ses racines. C’est aussi l’un des titres les plus accessibles du disque, celui qui pourrait facilement tourner sur les radios rock internationales.

Le reste de « Funeral Fund » déroule une succession de titres qui oscillent entre rock & roll abrasif, punk nerveux et éclats alternatifs. On y entend l’héritage des seventies, l’insolence des nineties, et la fraîcheur d’un groupe qui n’a pas encore été poli par l’industrie, et c’est tant mieux.

Dismiss joue serré, joue vrai, joue fort. Leurs guitares claquent, leur section rythmique avance comme un train lancé à pleine vitesse, et la voix porte ce grain qui fait la différence entre un bon groupe et un groupe qu’on retient.

Avec « Funeral Fund », Dismiss signe un premier album solide, cohérent et terriblement vivant. Le genre de disque qui rappelle que le rock n’a jamais eu besoin d’artifices pour exister, juste de conviction, de sueur, et d’un groupe qui joue comme si sa vie en dépendait.

S’ils continuent sur cette lancée, leur passage au Royaume‑Uni en juillet pourrait bien être le début d’une reconnaissance plus large. Et pour ceux qui cherchent un nouveau groupe à défendre, à diffuser, à faire tourner dans les playlists internationales, Dismiss coche toutes les cases.

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