HEAVY WEEK-END
LE ZENITH – NANCY (54)
Le 6 juin 2026
Remerciements : Olivier Garnier, GDP, la team Heavy Week End. Et les copains, copines photographes pour la bonne entente et la bonne ambiance.
Ce samedi, la météo est toujours de la partie, et ce ne sont pas ces quelques gouttes pendant une dizaine de minutes qui gâcheront la fête. Le point d’orgue de cette seconde journée sera le concert de Gojira dont ce sera la seule date en France pour cette année. Autant vous dire que les fans n’ont pas hésité à venir de très loin pour profiter du groupe français. Les programmateurs ont, pour cette seconde journée, franchi un cap dans l’extrême après un premier jour placé plutôt sous le signe du Heavy. On rentre cette fois dans le metalcore, thrash, fusion, avec du très gros son et des riffs explosifs.









D’entrée de jeu, ce sont les Nova Twins qui investissent la scène. Une dégaine d’étudiantes anglaises, avec une attitude punk totale. Pendant leur set, elles nous entraînent dans un rock alternatif flirtant avec du “metal punk”, des sons de basse et guitares saturées et de la provocation dans les textes. Et surtout une communion totale avec le public déjà bien nombreux. Voilà un samedi qui commence parfaitement bien. Le bon côté de ce festival est qu’on a le temps, entre deux plateaux, de se reposer, d’aller boire un coup avec les copains, ou faire le tour des stands. Tranquille.









Surtout que maintenant, c’est au tour des frères Cavalera de débarquer sur les planches du Heavy. Quel plaisir de voir ces deux monstres devant nous. Un show explosif, avec une montée en puissance au fur et à mesure que le set avance. Igor frappe fort, très fort sur sa batterie tandis que devant, Max démontre pourquoi il est un des grands messieurs du thrash metal. La preuve : les frères Duplantier qui regardent, ou plutôt apprécient, le spectacle derrière le rideau. Comment ne pas venir voir une des références de leur musique. Dans la fosse, la folie a gagné le public et on reprend en chœur certains titres et, bien entendu, ça pogote de partout. Que de boulot pour la team sécurité du pit. Mais toujours dans cette belle ambiance qu’on aime. Pour conclure, les Cavalera sont toujours des maîtres du thrash. La pause avant la venue de Trivium est la bienvenue.









Avec Trivium, pas de baisse de régime, on commence pied au plancher. Et ce sera comme ça pendant tout le show. Un spectacle parfaitement rodé et maîtrisé tandis que devant, les pogos et headbangs repartent de plus belles. Dure journée pour le coup !! Matt Heafy met le feu, dans tous les sens du terme, à Nancy. Du gros, du très gros son de guitares, et des riffs explosifs, hyper puissants, et une setlist qui survole l’ensemble de leur carrière et un public aux anges. Quel show !!! Une des références du metal actuel. Et dire que dans quelques minutes, ce sera Gojira. Cette journée est vraiment mémorable !!






Quand Gojira rentre sur scène, l’amphithéâtre est quasiment complet et il est quasiment impossible d’aller dans la fosse. On sent une tension très positive et on devine que le spectacle va être extraordinaire. Et pour son seul concert en France en 2026, Gojira va retourner le Heavy Week End.






Une puissance sonore exceptionnelle, que ce soient les guitares, la basse ou la batterie de Mario (son solo est simplement monstrueux) tandis que la scénographie est dantesque. Jeux de lumière, flammes, explosions, vidéos, tout est parfaitement coordonné et parfaitement maîtrisé. Jo, quant à lui, est lui aussi remarquable au chant par sa puissance, sa rage et par les messages qu’il fait passer à travers tous les titres de ce soir. Dans la fosse, c’est de la folie pure. Ça tombe dans tous les sens. Des déferlantes de gars et de filles qui tombent dans les bras de la sécu. Un très grand moment de partage et de communion. Monumental. Le “Mea Culpa” interprété lors de la cérémonie d’ouverture des JO retentit pour le plus grand bonheur du public et la fin du show fut une apothéose sous les feux d’artifice, histoire de conclure de façon magistrale cette seconde journée au Heavy Week End. Gojira est une référence mondiale et c’est totalement mérité.
Vivement demain…
Yann Charles – juin 2026