It’s all about love
(Conch Town Records – Frank Roszak Promotions – 2025)
Durée 36’17 – 9 Titres
https://larinmichaels.com/home
Il est né et a grandi à Motown, ça ne s’invente pas, et Larin Michaels porte naturellement en lui l’empreinte profonde de cette ville où le rythme, la soul et l’exigence musicale sont presque une seconde nature. Très tôt, il se forge une identité d’instrumentiste complet en commençant la batterie à 7 ans, puis s’empare de la guitare et du piano à l’adolescence. A 15 ans, il fonde avec son ami Mario Bee le groupe The Noblemen, formation rock locale qui sillonne le Midwest, se produisant en radio comme en télévision, et posant les premières pierres d’une carrière déjà marquée par l’éclectisme et la scène.
A la fin des seventies, Larin Michaels traverse l’Atlantique pour devenir directeur musical et interprète dans le spectacle européen « Hair And Now ». Cette expérience internationale élargit son horizon artistique et renforce sa polyvalence. De retour aux Etats‑Unis, il poursuit un parcours riche entre concerts, enregistrements, compositions, productions … Larin Michaels devient ce que beaucoup décrivent comme un véritable polymathe musical, capable de passer d’un instrument à l’autre avec une aisance rare.
Cette réputation se confirme encore en 2025 lorsqu’il dévoile son single « Love Straight From The Heart », un blues‑rock incandescent où il joue absolument tout, assurant les parties de guitare, la rythmique, le saxophone et l’harmonica, et démontrant une maîtrise totale de son univers sonore. Avec « It’s All About Love », paru la même année sur son label Conch Town Records, Larin Michaels signe un album qui condense son parcours, ses influences et sa vision profondément humaniste de la musique. Loin de se cantonner au blues traditionnel, il tisse un dialogue constant entre rhythm’n’blues, soul et autres sonorités issues du cœur afro‑américain.
L’album s’ouvre sur « Love Straight From The Heart », déjà remarqué pour son intensité émotionnelle et son énergie blues‑rock. On retrouve cette même sincérité avec « I Just Can’t Do It All Alone », une ballade soul où Michaels laisse parler sa voix avec une vulnérabilité touchante. Plus loin, « All That Matters Is The Bottom Line » et « Look At You » explorent des grooves plus urbains, presque funky, tandis que « Mardi Gras Louisiana » et « Boogie With Da Feel » plongent dans des ambiances festives, héritières des traditions du Sud. Larin Michaels y célèbre la joie, la danse, la communauté, autant de thèmes qui traversent toute sa discographie.
Chaque titre semble prolonger le précédent, comme si l’artiste nous invitait à traverser avec lui les différentes facettes de l’amour, passion, nostalgie, complicité et célébration. « I’m On The Outside Looking In » apporte une touche plus introspective, tandis que « Wooden Spoons Boogie Woogie » referme l’album sur une note ludique, presque cinématographique, rappelant les racines boogie‑woogie qui ont façonné tant de musiciens américains.
Au‑delà de la virtuosité instrumentale, ce disque respire l’authenticité. La musique y devient un espace de rencontre, un lieu où se croisent les héritages de Motown, les pulsations du blues, la chaleur du rhythm’n’blues et une sensibilité bien contemporaine.